Le sourire du dragon

Ambiance cosy et reposante. Des peintures, des dessins, des critiques de films et d'albums et des billets d'humeur... Entrez vite!!!!

04 avril 2009

PINK FLOYD "UMMAGUMMA"

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Studio Album:

1.Sysyphus Part 1-4

2.Grantchester Meadows

3.Several Species Of Small Furry Animals Gathered Together In A Cave And Grooving With A Pict

4.The Narrow Way Part 1-3

5.The Grand Vizier's Garden Party Part 1-3

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Live Album:

1.Astronomy Domine

2.Careful With That Axe, Eugene

3.Set The Controls For The Heart Of The Sun

4.A Saucerful Of Secrets

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Date de sortie: 1969

Production: Norman Smith (Album studio) / Pink Floyd (Live album)

Prise de son: Peter Mew (Album studio) / Brian Humphries (Live album)

Enregistrement: Mothers, Birmingham & Manchester College of Commerce.

Pochette: Hipgnosis

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PINK FLOYD:

Roger Waters: basse & chant

David Gilmour: guitare & chant

Richard Wright: claviers & chant

Nick Mason: batterie

  Premier double-album du groupe, ce « Ummagumma » reste, selon moi, un enregistrement assez étrange, du moins pour la partie studio parce que ce qui est du live, on peut dire que c'est un fameux  témoignage de cette époque où le Floyd, après ses début sous Syd Barrett, cherche son chemin encore hanté par les soubresauts psychédéliques de son ancien leader. Donc, le disque live est indispensable, pas besoin de revenir dessus, mais on ne peut pas en dire autant de la deuxième partie, celle studio, car chaque membre de la formation donne sa vision du rock expérimental au travers de compositions qui ressemble plus à de  la branlette estudiantine pseudo intellectuelle. D'ailleurs, « Ummagumma » fût plébiscité par ces derniers qui voyaient là une bonne bande sonore à des débats politico-sociolo-culturels qui n'intéressaient qu'eux même. Malgré tout, quelques bons moments, même si, dans le style expérimental, Frank Zappa et Captain Beefheart faisaient beaucoup mieux. Mais les années Floyd n'avaient véritablement commencé qu'un an plus tard avec le chef d'oeuvre « Atom Heart Mother »...

LA MUSIQUE:

« Sysyphus »: Un morceau signé Richard Wright très expérimental et avant-gardiste, inspiré probablement par le travail du compositeur John Cage. Une oeuvre bizarre mélangeant plusieurs instruments et effets, de la guitare au piano en passant par les percussions. Le titre fait référence à Sysyphe, héros de la mythologie grecque dont le châtiment consistait à faire rouler un rocher au sommet d'une montagne; à chaque fois qu'il atteignait son but les Dieux renvoyaient le rocher en bas et Sysyphe devait tout recommencer.

« Grantchester Meadows »:  Une composition très acoustique signée Roger Waters qui fait référence à un endroit au sud de Cambridge ainsi qu'une méditation sur l'immensité de la nature. La musique comporte énormément d'effets sonores provenant de bruits de la campagne comme le gazouillis d'un oiseau ou un cygne se posant sur la rivière.

« Several Spicies Of Small Furry Animals Gathered Together In A Cave And Grooving With A Pict »: Toujours signée Waters, cet morceau mérite le trophée du titre le plus long! Musicalement influencée par le compositeur Ron Geesin, avec qui le groupe travaillera sur l'album suivant,  cette pièce ressemble beaucoup aux performances musicales qu'on pouvait trouver dans le milieu de l'Art contemporain.

« The Narrow Way »: Place à David Gilmour, qui jusque là n'avait signé que peu de chose pour le groupe, et on peut dire que pour ce genre d'exercice le guitariste n'est pas plus mauvais que ces deux collègues précédents bien meilleurs compositeurs pourtant. Une faiblesse toutefois au niveau des paroles (Ce sera toujours le point faible de Gilmour)....

« The Grand Vizier's Garden Party »: Ce n'est ni plus ni moins que neuf minutes d'un solo de percussion, et ce, malgré une très bonne intro à la flûte; pouvait-on en demander plus d'un batteur techniquement très bon  mais dont la composition n'est vraiment la tasse de thé...

Le titre Grantchester Meadows:



17 février 2009

MARILLION "BRAVE"

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1.Bridge

2.Living With The Big Lie

3.Runaway

4.Goodbye To All That

(i)wave

(ii)mad

(iii)the opium den

(iv)the slide

(v)standing in the swing

5.Hard As Love

6.The Hollow Man

7.Alone Again In The Lap Of Luxury

(i)now wash your hands

8.Paper Lies

9.Brave

10.The Great Escape

(i)the last of you

(ii)fallin'from the moon

11.Made Again

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Date de sortie: 1994

Production: Dave Meegan & Marillion

Prise de son: Dave Meegan, Chris Hedge et Michael Hunter

Enregistrement: Château Marouatte, Tocane St. Apre, France

Pochette: Bill Smith Studio

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MARILLION:

Steve Hogarth: chant

Steve Rothery: guitare

Mark Kelly: claviers

Pete Trewavas: basse

Ian Mosley: batterie

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« A écouter fort, les lumières éteintes »... voilà des propos figurant sur le livret qui augure du meilleur, car depuis 1989 et l'arrivée d'un nouveau chanteur du nom de Steve Hogarth en remplacement du charismatique Derek Dick alias Fish, rien de bien passionnant. Deux albums « Season's End » et « Holidays In Eden »; Le premier assez bon. L'autre pas à la hauteur des espérances. Alors quand le groupe annonça que son disque suivant sera un concept, les critiques furent septiques. Mais dès que « Brave » sorti, plus de doute, Marillion venait de réaliser un chef d'oeuvre sombre, mélancolique, et surtout, passionnant de bout en bout. L'histoire de ce concept est tiré d'un fait divers s'étant passé dans les années 80, lorsque la police avait retrouvé sur le pont de Severn à Londres une jeune fille de 20 ans perdue et apparemment amnésique... L'histoire de ce disque est triste mais finie tout de même bien. Le groupe a bien compris que terminer sur une note optimiste aérerait la lourdeur mélancolique de l'ensemble. « Brave » dépeint une société perverti par le mensonge et le capitalisme sauvage que l'héroïne observe avec un regard noir...

Musicalement, l'unité de l'oeuvre est parfaite, il faut prendre tout et ne pas isoler un morceau: ce disque est à écouter d'une traite pour pouvoir savourer la noirceur, la mélancolie qui en découle. « Brave » permet d'effectuer un étrange voyage qui ne peut laisser indifférent de par son caractère unique. Ici ce n'est pas Marillion mais tout simplement « Brave », une entité à part entière; rien à voir avec les autres productions de la formation britannique. Le son semble lointain, éloigné, comme si nous aussi nous étions amnésiques et que le passé nous revenait en fragments. Bien sûr, en quelques détours, on arrive à reconnaître la patte de Mark Kelly aux claviers, mais rarement ces instruments ont su se rendre si discrets et si présents. Idem pour les autres membres... Mais surtout, chapeau bas à Steve Rothery qui nous sert des parties de guitare absolument géniales et des solos merveilleusement remplis d'émotion pure. « Brave » reste un des sommets ( Si ce n'est LE sommet ! ) de Marillion, mais avant tout, un étonnant voyage dont on ne ressort pas indemne...

LA MUSIQUE:

« Bridge »: Des bruits d'eau et de bateaux, de mélancoliques sons de claviers plantent le décors: ça sera pas la grande éclate, ça sera tout simplement beau; beau et sombre. Ensuite le chant légèrement déformé par les effets introduit parfaitement le titre suivant...

« Living With The Big Lie »: L'intensité se fait maintenant présente au travers d'un excellent morceau agrémenté de passages assez rock s'enchaînant à des ambiances plus intimistes et tristes.

« Runaway »: La voix de Hogarth demeure sacrément riche en émotions, bien soutenu par de beaux arpèges de guitare. Au milieu de la chanson, le piano nous régal d'un petit passage absolument magnifique qui se termine par un splendide solo de guitare. Ensuite l'intensité monte en puissance,  prend aux tripes pour, finalement, nous laisser tout là-haut dans les nuages.

« Goodbye To All That »: Il s'agit d'un ensemble de petits morceaux ( Wave, Mad, The Opium Den, The Slide ) bien ficelés entre eux, mélangeant diverses ambiances. Il faudra plus d'une écoute pour appréhender cet excellent titre...

« Hard As Love »: Retour au rock avec un titre bien plus pêchu mais, ambiance de « Brave » obligeant, contenant un passage centrale bien mélancolique. Mais c'est pour reprendre de plus belle, nous prouvant que Marillion peut être très puissant.

« The Hollow Man »: Beau... c'est tout!

« Alone Again In The Lap Of Luxury »: L'un des singles de l'album avec « The Hollow Man » et « the Great Escape ». Je trouve que ce titre est un peu plus dans la veine de ce que Marillion a déjà fait, notamment sur « Holidays In Eden », mais ici c'est bien meilleur.

« Paper Lies »: Là encore, un titre plutôt assez rock et bien composé. Pour ma part, je pense qu'il s'agit de la piste la plus faible de « Brave » mais c'est bien pour écrire quelquechose...

« Brave »: Magnifique !!! La tonalité du morceau est très proche de la musique celtique, ce qui est renforcé par l'arrivée de cornemuses. Gros travail vocal de Steve Hogarth....

« The Great Escape »: Le titre parfait pour l'album parfait! Splendide! On est transporté par la musique du début à la fin. Un chef d'oeuvre!

« Made Again »: Un peu de douceur pour terminer... De douceur et d'optimisme car le disque ne pouvait se clore sur une note si triste.

"The Hollow Man":

10 février 2009

YES "CLOSE TO THE EDGE"

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1.Close To The Edge (18:41)

I-The Solid Time Of Changement 

II-Total Mass Retain 

III-I Get Up I Get Down 

IV-Seasons Of Man 

2.And You And I (10:09)

I-Cord Of Life 

II-Eclipse 

III-The Preacher The Teacher 

IV-Apocalypse 

3.Siberian Khatru (8:55)

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Date de sortie: 13 septembre 1972

Production: Yes & Eddie Offord

Studios: Advision Studios, Londres

Pochette: Roger Dean

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Yes:

Jon Anderson: chant

Bill Bruford: batterie

Steve Howe: guitare, choeurs

Chris Squire: Basse, choeurs

Rick Wakeman: claviers

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Comment surprendre et aller encore plus loin musicalement que les deux albums précédents « The Yes Album » et « Fragile »? La réponse arriva le 13 septembre 1972 avec la sortie de « Close To The Edge » la cinquième réalisation de la formation britannique Yes. On est tout de suite séduit par l'esthétique de l'objet avec ce beau dégradé de vert, et surtout, le nouveau logo du groupe qui sera repris sur tous les autres disques des années 70; du très bon travail réalisé par le talentueux Roger Dean. En parlant d'esthétisme, il faut bien comprendre que la musique de Yes repose sur une philosophie mélangeant la musique, des paroles étranges et abstraites faisant plus office d'instrument mélodique que de messager, un visuel et surtout une émotion. C'est à l'auditeur d'assimiler tous ces éléments et d'en retirer une vision harmonieuse qui pourra le faire voyager dans des univers inexplorés. Cet album « Close To The Edge » et ses trois titres vous propose ce voyage...

Musicalement la musique de Yes a subi une évolution. Elle se rapproche beaucoup plus de la musique classique, plus précisément Stravinsky ( C'est fou ce que le compositeur a pu influencer comme musiciens rock... ), notamment grâce aux claviers majestueux de Rick Wakeman, qui savent aussi se faire discret lorsque cela s'impose. D'ailleurs le titre éponyme du disque pourrait s'apparenter à une mini-symphonie -le morceaux avoisinant les vingt minutes- tant par sa construction que par sa sonorité grandiloquente, une vraie symphonie rock. Les musiciens sont tous  exceptionnels: Steve Howe nous bluffe encore par son jeu si identifiable; Chris Squire par ses rythmiques nous prouve encore qu'il reste l'un des meilleurs bassistes du rock et influença pas mal de monde ( Notamment Steve Harris d'Iron Maiden ); Bill Bruford avec son magnifique jeu de batterie arrive autant à groover qu'à rocker; Le seigneur des claviers Rick Wakeman prouve encore sa virtuosité sur ses touches noires et blanches; Et enfin, Jon Anderson avec sa voix d'ange païen ( Bien qu'elle manque parfois de puissance ) fini d'enjoliver la musique du groupe.

LA MUSIQUE:

Close To The Edge: Ça démarre tout doucement, par des sons de la nature. Tout s'intensifie... et enfin la tempête explose. Steve Howe, le guitariste, improvise un solo aux sonorités bien agressives le tout dans une espèce de cacophonie savamment orchestrée ( Même si... un peu bordélique ). Ensuite, le thème arrive pour apaiser le feu tranchant de la guitare et le premier couplet peut démarrer. Rythmiquement difficile, les passages où le chant est présent sont assez rock et entraînants. Au milieu du titre le climat se fait beaucoup plus calme avec un break qui va nous permettre d'apprécier les choeurs de Yes, car ce groupe a une chance: celle d'avoir des musiciens qui ont des voix qui se subliment les unes aux autres. L'orgue délicieusement baroque de Rick Wakeman va prendre le relais pour une transition dans le plus pure esprit de Jean-Sebastian Bach pour, finalement, se changer, après un petit passage rythmique avec les autres instruments, en un superbe solo au style que je trouve assez proche du jazz-rock. Pour le final, on revient au chant pour une apothéose orgasmique et cosmique. Un véritable chef d'oeuvre de la musique du 20ème siècle...

And You And I: Dans sa première partie, ce titre reste musicalement très folk avec une guitare qui gère bien l'espace qui lui est réservée. Ensuite le traitement sera plus symphonique pour faire monter l'adrénaline des pauvres petits auditeurs que nous sommes. Retour à la guitare folk, puis au symphonique... Ces différences d'ambiances dans le même morceaux permettent de mesurer à quel point les partitions de Yes restent des merveilles de finesse et de composition.

Siberian Khatru: Le titre le plus court du disque! ( Quand même neuf minutes )... Et musicalement le plus abordable car sa « simplicité » ne réclame pas le même effort à l'auditeur que pour les deux autres morceaux précédents et c'est pourquoi on se surprend à l'écouter plus souvent. Cela reste tout de même un excellent morceau qui permet de clôturer le disque par un rythme plus enjoué, plus rock et de pouvoir crier: « On en veut encore !!! Yeeees !!!».

Voici le titre "And You And I" live en 1973:

20 janvier 2009

ANGE "AU-DELA DU DELIRE"

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1.Godevin Le Vilain

2.Les Longues Nuits D'Isaac

3.Si J'étais Le Messie

4.Ballade Pour Une Orgie

5.Exode

6.La Bataille Du Sucre

7.Fils De Lumière

8.Au-Delà Du Délire

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Date de sortie: 1974

Studios: Studio Des Dames, Paris

Pochette: Philippe Huart

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ANGE:

Francis Décamps: claviers

Christian Décamps: chant

Jean-Michel Brézovar: guitare

Daniel Haas: basse

Gérard Jelsh: batterie

Ange est sans conteste le groupe de rock français le plus populaire des années soixante-dix. Après deux premiers albums plutôt anodins, bien qu'intéressant mais singeant les productions de rock progressif anglo-saxonnes comme King Crimson ou Genesis, le groupe de Belfort sorti en 1973 « Le Cimetière Des Arlequins ». Et là, la musique d'Ange trouva une âme, une sonorité propre  grâce aux claviers sanctifiés de Francis Décamps qui apportent une couleur unique. Les magnifiques textes surréalistes du frère, Christian, subliment le tout. La jeunesse française des seventies a enfin une formation rock à la mesure de leurs ambitions. Un an plus tard, les divins musiciens nous concoctent un album qui va être auréolé de succès (disque d'or): « Au-delà Du Délire ». Ici, le travail effectué sur le disque précédent est encore plus peaufiné, la musique embellie, les beaux mots, touchent à la perfection...

« Godevin Le Vilain »: après une très belle petite introduction jouée au piano et au violon, l'ambiance devient plus menaçante mais bien tempérée. Les paroles de Christian Décamps naviguent dans le surréalisme, les légendes régionales et la poésie.                                                                                                                                             

« Les Longues Nuits D'Isaac »: deuxième piste excellente! Le chanteur vit pleinement le texte et se donne à fond. L'interlude joué aux claviers reste sublime avec une ambiance irréelle.                                                                           

« Si J'étais Le Messie »: ce morceau repose essentiellement sur les paroles humoristiques et ironiques de Christian même si la musique demeure de grande qualité. C'est avec ce genre de titre qu'on se rend compte du côté très théâtral d'Ange car le texte est joué plutôt que chanté. Cette « chanson » raconte la stupidité dont peut faire preuve l'humanité.   

« Ballade Pour Une Orgie »: de très beaux arpèges de guitare pour un morceau génial et très drôle parlant des petits jeux libertins dont pouvait se régaler la noblesse orgiaque.                                                                                             

« Exode »: Jean-Michel Brézovar se fend, après l'accélération du tempo au milieu du titre, d'un très bon solo de guitare. D'ailleurs, le jeu du musicien n'a rien à envier à celui de Steve Hackett du Genesis de l'époque. Encore un bon morceau... décidément, il n'y a rien à jeter sur cet album.                                                                                              

« La Bataille Du Sucre »: le texte raconte un monde où il n'y a plus de sucre ni, plus tard... de sel! Encore des paroles surréalistes du poète Christian Décamps très bien servis par la musique pleine d'ambiances différentes, tantôt nostalgiques, tantôt angoissantes, mais toujours de haut niveau. J'affectionne particulièrement cette piste pour sa grande qualité proche des grands groupes de rock progressif britanniques.                                                                              

« Fils De Lumière »: une chanson au rythme bien pêchu et entraînant qui relance la machine avant la dernière piste de ce magnifique disque.                                                                                                                                                      

« Au-delà Du Délire »: Et quelle dernière piste! Longue de neuf minutes, tout y est génial: les paroles, la musiques, le solo de guitare, etc... Rien à redire! Chef d'oeuvre!                                                                                                      

L'épique « Au-delà Du Délire » fait parti  des sommets de créativité du groupe, tout comme d'ailleurs les deux autres albums qui suivront et dont je ferais aussi des notes très prochainement sur ce blog...

Voici le morceau « Au-delà Du Délire » en live lors de l'année 1977:

09 janvier 2009

PINK FLOYD "SOUNDTRACK FROM THE FILM MORE"

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1.Cirrus Minor

2.The Nile Song

3.Crying Song

4.Up The Khyber

5.Green Is The Colour

6.Cymbaline

7.Party Sequence

8.Main Theme

9.Ibiza Bar

10.More Blues

11.Quicksilver

12.A Spanish Piece

13.Dramatic Theme

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Date de sortie : 27 juillet 1969

Production : Pink Floyd

Studios : Pye Studios, Londres

Pochette : Hipgnosis

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PINK FLOYD :

David Gilmour : guitare/chant

Roger Waters : basse/chant

Nick Mason : batterie

Rick Wright : claviers

Malgré le très bon « A saucerful Of Secrets » sorti un an plus tôt, le groupe a besoin de jouer. Il a aussi besoin d’argent. C’est alors que le réalisateur Barbet Schroeder décida de faire appel au groupe pour la bande son de son nouveau film intitulé « More ». Le long métrage suit les aventures d’une jeune princesse droguée, jouée par Mimsey Farmer, qui attire dans son monde ensoleillé de fêtes sur les plages méditerranéennes l’allemand Klaus Grunberg, jeune homme errant sans but dans la vie. La musique de « More » est infiniment meilleure que le film, vraiment mauvais. Heureusement la destiné du groupe ne reposait pas uniquement sur le succès critique et publique du film. Les nouveaux titres furent incorporés aux concerts du groupe c’est pour cela qu’on qualifier « More » comme un album à part entière, même si le temps de la réalisation fut moindre que pour un album plus classique. Ce disque reste assez anecdotique dans la carrière de Pink Floyd…

Cirrus Minor : une petite pièce douce et planante qui sera la marque de fabrique du groupe pour les vingt prochaines années.

The Nile Song : une composition originale et très peu typique du style floydien plus habitué aux ambiances cool et planante. C’est dur pur rock avec un chant assez agressif de David Gilmour.

Crying Song : une pièce acoustique douce basée sur les claviers de Rick Wright qui contraste réellement avec la piste précédente.

Up The Khyber : un morceau plus que moyen sur des accords jazzy.

Green Is The Colour : une chanson là aussi acoustique avec un mix qui noie trop la voix de Gilmour.

Cymbeline : un splendide titre ! Le refrain avec sa mélodie entêtante demeure du sacré bon boulot. Du sacré bon boulot signé Roger Waters entre parenthèse.

The Party Sequence : petit interlude joué aux percussions.

Main Theme : un petit bijou malheureusement trop peu connu.

Ibiza Bar : Une courte variation du thème de la chanson The Nile Song. Malheureusement, ça sent un peu trop le titre fait à la hâte.

More Blues / Quicksilver : Cela démarre comme un blues traditionnel mais se mue rapidement en un trip avant-gardiste et dissonant.

Spanish Piece : la guitare flamenco à la manière de Gilmour : intéressant !!!

Dramatic Theme : un titre beaucoup plus dans la veine du Floyd mais qui ne convainc malheureusement pas totalement comme cet album qui, même si il reste d’assez bonne qualité, ne rivalise pas avec les autres productions du groups britannique.

Voici une vidéo de "Cymbaline" en live datant de 1969:

07 janvier 2009

CAMEL "MIRAGE"

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1.Freefall 

2.Supertwister          

3.Nimrodel/The Procession /The White Rider

4.Earthrise 

5.Lady Fantasy

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Date de sortie: 1 mars 1974 

Production: David Hitchcock 

Prise de son : Howard Kilgour & Bill Price

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Camel: 

Andrew Latimer : guitare, flûte, chant 

Peter Bardens : claviers 

Doug Fergusson : basse, chant 

Andy Ward : batterie 

Dans les seventies, le mouvement progressif était à son apogée, porté par les grosses machines comme Pink Floyd, Yes, Genesis, ELP mais des groupes moins renommés eurent aussi leur heure de gloire, mais furent bien vite retombé dans l'oubli. Camel est un de ceux-là, et c'est vraiment injuste que le groupe n'eut pas connu une meilleur destinée. Car leur album Mirage datant de 1974 est vraiment une bombe. Le son est certes assez daté mais les mélodies, les solos et les ambiances sont dignes des plus grands chefs d'oeuvres du progressif. La pochette, immédiatement identifiable car reprenant le design des paquets de cigarettes du même nom.

Freefall ouvre le bal de bien belle manière avec un rythme entraînant et un riff très bien ficelé qui reste bien dans l'énergie rock. Le deuxième morceau, Supertwister est un instrumental au thème principal joué à la flûte par le guitariste Andrew Latimer. Le tout sonne assez proche du jazz. La longue suite qui suit, Nimrodel, nous prouve que la formation britannique est sacrément doué en ce qui concerne le sens du rythme et de la mélodie, un feeling hors pairs, ainsi qu'une parfaite mise en ambiance avec notamment l'arpège au début du morceau. Earthrise nous donne un super titre qu'on peut décomposer en deux partie: une avec un thème sur un tempo moyen qui est assez intéressant, et la partie accélérée que je trouve tout simplement géniale avec un bon solo de guitare (un de plus car ils sont légions sur ce superbe opus). Lady Fantasy, la dernière piste du disque,  reste un peu l'hymne de Camel. Un hymne sacrément bien foutu alors, parce que là on touche la perfection. Douze minutes de pur bonheur aux frontières de plusieurs styles... la très grande classe. Ce "Mirage", qui n'en est pas un,  fait sans aucun doute parti des chefs d'oeuvres du rock progressif des années soixante-dix à classer à côté des meilleurs albums de Yes, Genesis ou même Pink Floyd.

Voici une vidéo en deux parties du titre  Lady Fantasy live 1976:

11 novembre 2008

MES ALBUMS A MOI

On a tous des disques qui sont chères à nos coeurs! Des bandes sons qui ont rythmées un instant précis de notre passé, sans savoir pourquoi ce fut précisément tel album plus qu'un autre. Ce ne sont pas forcement des chefs d'oeuvres qui bercent le moment présent; de très bons enregistrements, ça c'est sûr, mais pas des pièces maîtresses (même si il y en a!). Pendant l'écoute des chansons, de vieilles photographies de la mémoire viennent hanter nos pensées; je devrais plutôt dire « enchanter » car la mélancolie reste un sortilège très puissant. Tout le monde succombe à la nostalgie....

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22 septembre 2008

PALE ACUTE MOON Newtopia

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Date de sortie: 1985

Production: Pale Acute Moon

Prise de son: Mitsuhiko Izumi

Mixage: Mitsuhiko Izumi & Pale Acute Moon

Studios: Yotsubashi LM Studio, Studio Dada (Takarazuka), Osaka City University Soundhouse.

Réédité chez Musea sous la référence FGBG 4308.AR

PALE ACUTE MOON:

Motoi Semba: Claviers

Masahiro Imamura: Guitare

Ryoichi Terashita: Batterie

Shinji Akahori: Chant

Katsunori Hamada: Basse

...Plus:

Yasushi Inoue: Basse (titre7)

Kaori Shimochadi: Chant seconde voix (titres 2 et 6)

Takao Nakagawa: Chant seconde voix (titre3)

TITRES:

-Looking For Newtopia:

1.Collage.

2.Chapter 1: Newtopia.

3.Chapter 2: The End Of The Party.

4.Chapter 3: Time Trip.

5.Refrain: The End Of The Party II.

6.Chapter 4: After Moon.

7.Chapter 5: Impression.

8.Chapter 6: Daybreak.

9.Coda.

-Titres Bonus: Unreleased Tape of 'Semba Solo Project':

10.In A Forest With A View.

11.Beelzebub.

12.Silent-Room For Yourself.

13.Baby.

14.Room.

15.Decembre.

16.Silver Films.

17.Ten Years Ago.

Et oui, il y a deux albums en un! Pour la première partie, il s'agit de l'album de Pale Acute Moon 'Newtopia (Titre original: Looking For Newtopia)', et pour la seconde, 'Unreleased Tape' issue du travail en solo du claviériste Motoi Semba. Pale Acute Moon pourrait tenir plus du projet que du vrai groupe car sa durée de vie, environ deux ans, fut assez brève. Mais le vrai maître d'oeuvre de ce disque reste le claviériste Motoi Semba car toutes les musiques sont de lui. Les paroles, quand à elles, sont signées par le chanteur Shinji Akahori. Que dire de 'Looking For Newtopia', à part qu'il s'agit sans doute d'un des chefs d'oeuvre du rock progressif japonais. Les musiciens sont tous excellents et ont un grand niveau technique et les compositions demeurent somptueuses sachant alterner les passages techniques et les moments plus d'ambiances. Ce qui peut faire étrange dès la première écoute ce sont les voix, car le chant est en japonais (Nos oreilles d'européens ne sont pas encore très habituées) et qu'il monte assez haut dans les aigus. Mais une fois nos esgourdes faites à ce style on peut profiter pleinement de la beauté intemporelle de cette oeuvre même si certains sons sonnent un peu trop années 80. 'Looking For Newtopia' reste un chef d'oeuvre méconnu de la musique progressive et c'est bien dommage.

Pour la deuxième partie du CD, Unreleased Tape du Semba Solo Project, là, les ambiances se font omniprésentes. Pour moi, ces titres restent de vrais merveilles à écouter la nuit lorsque tout est obscure et la magie peut alors fonctionner. La mélancolie qui ressort de ces morceaux est une merveille pour la rêverie. Du sacré bon boulot dût au claviériste Motoi Semba...

Voici un extrait de cet album fabuleux:

16 septembre 2008

PENDRAGON The Masquerade Overture

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Date de sortie: 1996.

  Production: Karl Groom & Nick Barrett.

  Prise de son: Karl Groom.

  Mixage: Karl Groom.

  Studios: Halfway Houses Maidenhead, UK.

  Pochette: Simon Williams.

 

Pendragon:

  Nick Barrett: Guitare, chant.

  Peter Gee: Basse.

  Clive Nolan: Claviers.

  Fudge Smith: Batterie.

Titres:

1.The Masquerade Overture.

2.As Good As Gold.

3.Paintbox.

4.The Pursuit Of Excellence.

5.Guardian Of My Soul.

6.The Shadow.

7.Masters Of Illusion.

Sortie au printemps 1996, ce disque est le cinquième album studio du groupe de neo-progressif anglais Pendragon qui est à son apogée en matière de créativité. Tous les ingrédients sont réunis pour proposer une musique mélodieuse et de très grande qualité avec une production d'assez bon niveau. Certes, il n'y a rien de révolutionnaire musicalement parlant mais la formation britannique, tel un artisan, a su faire évoluer son art vers une perfection que peu atteindront. Évidement, il faut apprécier les longues plage musicales envoûtées par la guitare magique de Nick Barrett. La mélodie est le maître-mot chez Pendragon. Alors ceux qui fan de rock basique et musicalement simple: passez votre chemin car ici, les compositions laissent une place à l'imaginaire que peut développer l'auditeur. Le disque commence par une petite pièce aux accents d'opéra qui démarre l'ensemble de fort belle manière puis le tout se calme pour laisser place au deuxième morceau 'As Good As Gold'. Ce titre est très sympathique et son refrain assez entraînant. La batterie de Fudge Smith est carrément virtuose sur ce disque et on s'en rend rapidement compte sur cette chanson. Le troisième titre se nomme 'Paintbox' et est sans aucun doute un des chefs d'oeuvre du groupe avec son génial arpège de debut. 'The Pursuit Of Excellence' est un petit titre assez bon aux sonorités de musique irlandaise. Le morceau suivant, 'Gardian Of My Soul' est très épique est très riche de construction. Les claviers de Clive Nolan savent être autant virtuoses qu'atmosphériques, ce gaillard fait toujours du très bon travail que ce soit avec Pendragon ou son autre groupe Arena. Le sixième titre 'The Shadow' est une vrai merveille distillant de magnifiques ambiances, et le final, qui est disponible sur un cd bonus comme une simple chanson nommé 'The King Of The Castle', est d'une intensité rare. Le dernier morceau 'Masters Of Illusion' clôt en beauté cet album qui reste un des sommet du rock progressif des années 90.

Voici le titre d'introduction de l'album:


Découvrez Pendragon!

29 février 2008

KING CRIMSON "RED"

King_Crimson_Red

Date de sortie: Novembre 1974.

Production: King Crimson.

Ingénieur du son: George Chkiantz assisté de Rod Thear.

Studio: Olympic Sound Studios, Londres.

Robert Fripp: Guitare et Mellotron.

John Wetton: Basse et chant.

Bill Bruford: Batterie et percussions.

Musiciens additionnels:

David Cross: Violon.

Mel Collins: Saxophone soprano.

Ian McDonald: Saxophone alto.

Robin Miller: Obois

Marc Charig: Cornet.

King Crimson est un groupe britannique qui sort en 1969 son premier album, le chef d'oeuvre 'In The Court In The Crimson King'. La formation, qui ne cessera d'évoluer au cours des années, propose une musique étrange, assez expérimental, mais tout en gardant le côté émotionnel qui fait si souvent défaut aux groupes du même genre. Le guitariste Robert Fripp est le leader incontesté de King Crimson et est sûrement l'un des guitaristes les plus novateur de l'histoire du rock. 'Red', leur septième album studio, est peut-être un des plus grand album de la musique de la deuxième partie du Xxème siècle. L'ambiance de ce disque est comme la pochette, sombre. Sombre et violente, car rarement la musique rock s'est autant approchée de ces sentiments avec autant de force qu'a pu le faire King Crimson. Ce disque est tout bonnement indispensable......

LA MUSIQUE:

1. Red: ce disque commence directement dans le vif du sujet, sans détours. Cet instrumental est tendu, tonique, violent. Rarement un groupe de rock a su jouer de manière aussi dur et violente ( Je ne parle pas de bourrinage à la death metal, ici la violence est crée par les tensions harmoniques ). Premier titre, premier classique.

2. Fallen Angel: un morceau à priori sans prétention, mais ce n'est qu'un leurre. Le chant de John Wetton est magnifique ( Il ne faut pas oublier que Wetton fait parti des plus grands chanteurs de rock avec Greg Lake et Jon Anderson ). Là aussi l'ambiance est très pesante avec notamment des cuivres aux sonorités étranges. Le final est tout simplement grandiose......

3. One More Red Nightmare: Un titre plus dynamique que le précédent mais qui a un peu mal vieilli ( Le clap-clap des percussions qui fait très seventies ). Les parties de guitare sont de très bonne qualité. C'est un peu le prolongement du titre 'Red', mais avec du chant.

4. Providence: un morceau 100% crimsonnien, qui apparaît comme un moment de reprise, un passage obligé pour prendre un second souffle avant le final grandiose. Un très bon titre expérimental.....

5. Starless: un instant magique, religieux, c'est tout simplement beau, je ne peux pas en dire plus. Un titre que tout le monde devrait connaître.

Voici le titre "Starless":

Posté par jirluin à 21:13 - LES OREILLES DU DRAGON (Critiques d'albums) - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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