Le sourire du dragon

Ambiance cosy et reposante. Des peintures, des dessins, des critiques de films et d'albums et des billets d'humeur... Entrez vite!!!!

24 mars 2009

NOUVELLE COMPO: HEART OF LORIEN

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On peut dire que j'y aurai passé du temps sur celle-ci mais je trouve le résultat assez convenable...

(Cliquez sur le lien):

Heart_Of_Lorien

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15 mars 2009

AVE MARIA

Le dimanche est vraiment le jour idéal pour réaliser ce genre de dessin...

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11 mars 2009

REQUIN A LA ROCHELLE

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09 mars 2009

MARC-EDOUARD NABE "NUAGE"

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Date de sortie: 1993, réédition janvier 2009

Editeur: Le Dilettante ISBN 978-2-84263-169-7

Genre: essai

Couverture: François Boisrond

« Que sont les nuages? Telle est la question que pose la guitare de Django Reinhardt. Quand la note invraisemblable à laquelle Django pense n'est pas dans les harmonies, il n'hésite pas à sortir du morceau - comme un acteur sort du champ – pour aller la chercher et la ramener, à la stupéfaction générale... »

Alain Zanini alias Marc-Edouard Nabe n'est sans doute jamais aussi bon que lorsqu' il sublime, grâce à sa si belle plume, la musique qui le fait vibrer: le jazz. Fibre artistique transmise par son père, le très talentueux jazzman Marcel Zanini. La haine de Nabe est jubilatoire, mais ses déclarations d'amour au jazz sont renversantes. Ce fut le cas pour la magnifique « Âme de Billie Holiday » où les mots de l'auteur swinguaient et ensorcelaient comme la voix soyeuse de celle à qui il rendait un vibrant hommage. Pour cet essai daté de 1993, le grand guitariste Django Rheinhardt passe à travers le coeur, le bras, les doigts, puis le stylo de Marc-Edouard Nabe pour un feu d'artifice de notes. Non! Pardon! De « motes ». Fusion de deux langages tellement semblables car s'adressant à l'âme du « lect-auditeur ». « Nuage » est un cri d'amour au plus grand guitariste du vingtième siècle qui révolutionna le jazz en y ajoutant sa propre touche manouche. Je dis bien « sa » touche, car le jazz manouche c'est tout simplement le jazz Django. Avant lui, ce style n'existait pas; Django est un créateur, n'en déplaise à certains, il allait conditionner toute une population à suivre sa musicalité, sa propre vision du jazz qui lui est venue lorsqu'il écouta pour la première fois un disque de Louis Armstrong. Un génie était né...

L'écriture de Nabe est mélodique, transcendante, et surtout, donne envie d'aimer Django, et c'est ça qui est fort: ce livre fera adorer le guitariste à ceux qui ne le connaissent pas, et ceux qui sont fan l'aimeront encore plus. Très fort Marc-Edouard! La seule petite critique dont je me permettrais, qui n'en est d'ailleurs pas vraiment une, c'est sur la longueur: 60 pages c'est un peu court. On en redemande tellement c'est bon et plein de bon sens. Un grand artiste qui écrit sur un autre grand artiste c'est suffisamment rare pour être signalé. Alors courez vite chez votre libraire vous le procurer parce que j'ai peur qu'il n'y en ai pas pour tout le monde...

 

06 mars 2009

RONNY JORDAN "THE ANTIDOTE"

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1.Get To Grips

2.Blues Grinder

3.After Hours (The Antidote)

4.See The New

5.So What

6.Show Me (Your Love)

7.Nite Spice

8.Summer Smile

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Date de sortie: 6 mai 1992

Production: Ronny Jordan & Longsy D

Prise de son: Longsy D, Angelo Starr & Ingmar Kiang

Enregistrement: PLJ Studios, Kold Sweat, Konk, Fallout Shelter, Londres

Pochette: photographie par Craig McDean; Design par Swifty Typographics

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Ronny Jordan: guitare, claviers, lignes de basse, programmation batterie

Longsy D: programmation batterie, programmation pré-production

IG (Dodge City Productions): rap sur « Get To Grips » et « See The New »

Isabel Roberts: chant sur « See The New », « Show Me » et « So What »

Philip Bent: flûte sur « After Hours » et « See The New »

Adrian York: solo d'orgue sur « Blues Grinder »

Joe Bashorum: solo de piano sur « So What »

Hugo Delmirani: orgue, vibraphone sur « Get To Grips »

Arnie Somejee: contrebasse sur « So What »

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Ronny Jordan, natif du nord de Londres, commença à jouer de la guitare à l'âge de quatre ans sur l’instrument que son père lui offrit, un modèle acoustique à quatre cordes. A l'adolescence, le jeune musicien passa à l'électrique avec une Guild Starfire. Complètement autodidacte, Ronny apprit rapidement les rudiments de la six-cordes mais n'avait pas encore une ligne musicale directrice clairement définie. C'est l'église qui lui donna l'inspiration par le biais du gospel; il ne faut pas oublier l'influence qu'a eu la religieuse musique noire sur toute la musique populaire du 20ème siècle. Chaque semaine, le jeune musicien jouait dans le local de la paroisse ce qui le disciplina musicalement  et lui donna de bonnes bases techniques. Mais ce n'est pas tout, la découverte de deux véritables génies de la guitare jazz, Wes Montgomery et George Benson, clôtura la formation, d'ailleurs l'influence de ces derniers s'entend fortement dans le jeu de Jordan tout comme dans la manière d'aborder le jazz. George Benson avait prouvé que le jazz pouvait s'accorder avec une musique plus grand publique comme le prouve son brillant disque « Breezin' ». L'enregistrement de « The Antidote » ne fut pas de tout repos, car le guitariste travaillait la journée et une fois sa journée de travail accomplie, se rendait aux studios. Harassant mais payant, parce non seulement cet album allait se révéler être un bon succès, mais aussi le côté  novateur de ses boites à rythmes mélangé au jazz apportait quelque chose de neuf qu'on qualifia de « Cool Jazz »...

LA MUSIQUE

« Get To Grips »: on commence avec un excellent morceau sur lequel le rappeur IG vient poser sa voix nonchalante. Les passages de guitares sont très bien pensés et collent à merveilles avec le côté très « cool » de l'ensemble. Vers la fin, Hugo Delmirani nous offre un petit solo de vibraphone plus que sympathique.

« Blues Grinder »: la musique repose essentiellement sur les parties d'orgue et de guitare qui, pour le thème, ne font qu'un. Ce titre est fortement marqué par le travail que le guitariste Wes Montgomery a effectué en trio au début des années 60 avec un organiste et un batteur.

« After Hours (The Antidote) »: énorme! La construction du thème, l'apport de la flûte traversière, la guitare mélodieuse, la rythmique très groove et cool, donnent à cette troisième plage un haut niveau de musicalité, l'un des meilleurs morceau de ce disque.

« See The News »: Ce titre est issu des sessions d'enregistrement de « Get To Grips ». Comme toujours, les solos de Ronny Jordan sont toujours aussi bien pensés et construits.

« So What »: il s'agit de la fameuse composition de Miles Davis mais interprétée très librement avec un tempo beaucoup plus élevé. Ce fut un énorme succès amplement mérité vu la qualité de l'ensemble magnifiquement embelli par le très bon solo de piano de Joe Bashorum.

« Show Me (Your Love) »: un peu dans la même veine que la quatrième piste! Très bon vocaux d'Isabel Roberts.

« Nite Spice »: les arrangements donnent beaucoup à cet avant-dernier titre tout comme la rythmique très vivante. Le format « pop » de « Nite Spice » est indéniable et ajoute à la qualité de la guitare de Ronny Jordan.

« Summer Smile »: le dernier morceau est très inspiré par l'interprétation de Wes Montgomery du standard jazz « How Insensitive », cela clore en beauté un très très bon disque de ce début des nineties.

Voici le clip de "So What":

02 mars 2009

CHORON DERNIERE

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Merci à Andy...

Date de sortie : 07 janvier 2009

Genre : documentaire

Réalisateurs : Pierre Carles & Eric Martin

Scénario : Pierre Carles & Eric Martin

Production : Muriel Merlin

Durée : 1h38

Avec Georges Bernier alias Professeur Choron, François Cavanna, Cabu, Siné, Marc-Edouard Nabe, Philippe Vuillemin, Georges Wolinski, Philippe Val…

« Georges Bernier est mort le 10 janvier 2005 à 75 ans. Les quelques articles nécrologiques parus dans la presse française ont insisté sur le caractère scatologique de son humour et l'aspect provocateur du bonhomme. Personne ne rappelait l'essentiel, à savoir qu'avec lui, c'est non seulement l'un des grands patrons de la presse française qui disparaissait mais également un artiste à part entière, unique en son genre : le professeur Choron. » (Source Allociné)

Ce documentaire semble être, de prime abords, monté maladroitement (Ce qui est sans doute un peu le cas) car la première partie n'est qu'une succession d'images d'archives entrecoupées d'interviews des principaux acteurs de la bande à Choron. Hormis les extraits cultes d'émissions de télévision que la grande majorité connaît, quelques extraits des cassettes vidéo d'Hara-kiri donne l'étendu de l'influence qu’a eu cet humour dévastateur et provocateur auprès des « Guignols », de « Groland », etc... Des passages très intéressants car difficiles à dégotter de nos jours. Les interviews des protagonistes sont très instructives, souvent de mauvaise foi (Cabu, Val, Wolinsky qui rejettent la part que Choron a eu dans l'entreprise) et parfois touchantes comme la belle entrevue avec un Cavanna très touché par la mort de son ami.

Pour la deuxième partie de ce documentaire, Georges Bernier se rend dans son village natal, et là, le professeur Choron s'efface pour laisser transparaître un personnage attachant, nous contant, à sa manière, une partie de son histoire (Le passage lors de son passage dans l'armé est plein d'humour). Au final, ce « Choron dernière » reste un assez bon témoignage d'une époque malheureusement révolue où une certaine partie de la presse pouvait être considérée comme un contre-pouvoir.

27 février 2009

PHOTOS...

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Statue

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20 février 2009

LA TURBOTRACTION

Spirou

Si il y a bien quelque chose de magique dans la bande dessinée, c’est sans aucun doute la relation à l’enfance. « Notre » enfance plus précisément ! Presque chaque enfant d’hier et d’aujourd’hui construit un fil imaginaire qui perdurera toute sa vie. Pour mon cas, les aventures de Spirou et Fantasio m’ont fait passer des moments extraordinaire et c’est pourquoi j’éprouve toujours une grande tendresse à relire leurs histoires. Le dessin ci-dessus que j’ai réalisé me relie forcément avec le passé…

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17 février 2009

MARILLION "BRAVE"

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1.Bridge

2.Living With The Big Lie

3.Runaway

4.Goodbye To All That

(i)wave

(ii)mad

(iii)the opium den

(iv)the slide

(v)standing in the swing

5.Hard As Love

6.The Hollow Man

7.Alone Again In The Lap Of Luxury

(i)now wash your hands

8.Paper Lies

9.Brave

10.The Great Escape

(i)the last of you

(ii)fallin'from the moon

11.Made Again

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Date de sortie: 1994

Production: Dave Meegan & Marillion

Prise de son: Dave Meegan, Chris Hedge et Michael Hunter

Enregistrement: Château Marouatte, Tocane St. Apre, France

Pochette: Bill Smith Studio

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MARILLION:

Steve Hogarth: chant

Steve Rothery: guitare

Mark Kelly: claviers

Pete Trewavas: basse

Ian Mosley: batterie

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« A écouter fort, les lumières éteintes »... voilà des propos figurant sur le livret qui augure du meilleur, car depuis 1989 et l'arrivée d'un nouveau chanteur du nom de Steve Hogarth en remplacement du charismatique Derek Dick alias Fish, rien de bien passionnant. Deux albums « Season's End » et « Holidays In Eden »; Le premier assez bon. L'autre pas à la hauteur des espérances. Alors quand le groupe annonça que son disque suivant sera un concept, les critiques furent septiques. Mais dès que « Brave » sorti, plus de doute, Marillion venait de réaliser un chef d'oeuvre sombre, mélancolique, et surtout, passionnant de bout en bout. L'histoire de ce concept est tiré d'un fait divers s'étant passé dans les années 80, lorsque la police avait retrouvé sur le pont de Severn à Londres une jeune fille de 20 ans perdue et apparemment amnésique... L'histoire de ce disque est triste mais finie tout de même bien. Le groupe a bien compris que terminer sur une note optimiste aérerait la lourdeur mélancolique de l'ensemble. « Brave » dépeint une société perverti par le mensonge et le capitalisme sauvage que l'héroïne observe avec un regard noir...

Musicalement, l'unité de l'oeuvre est parfaite, il faut prendre tout et ne pas isoler un morceau: ce disque est à écouter d'une traite pour pouvoir savourer la noirceur, la mélancolie qui en découle. « Brave » permet d'effectuer un étrange voyage qui ne peut laisser indifférent de par son caractère unique. Ici ce n'est pas Marillion mais tout simplement « Brave », une entité à part entière; rien à voir avec les autres productions de la formation britannique. Le son semble lointain, éloigné, comme si nous aussi nous étions amnésiques et que le passé nous revenait en fragments. Bien sûr, en quelques détours, on arrive à reconnaître la patte de Mark Kelly aux claviers, mais rarement ces instruments ont su se rendre si discrets et si présents. Idem pour les autres membres... Mais surtout, chapeau bas à Steve Rothery qui nous sert des parties de guitare absolument géniales et des solos merveilleusement remplis d'émotion pure. « Brave » reste un des sommets ( Si ce n'est LE sommet ! ) de Marillion, mais avant tout, un étonnant voyage dont on ne ressort pas indemne...

LA MUSIQUE:

« Bridge »: Des bruits d'eau et de bateaux, de mélancoliques sons de claviers plantent le décors: ça sera pas la grande éclate, ça sera tout simplement beau; beau et sombre. Ensuite le chant légèrement déformé par les effets introduit parfaitement le titre suivant...

« Living With The Big Lie »: L'intensité se fait maintenant présente au travers d'un excellent morceau agrémenté de passages assez rock s'enchaînant à des ambiances plus intimistes et tristes.

« Runaway »: La voix de Hogarth demeure sacrément riche en émotions, bien soutenu par de beaux arpèges de guitare. Au milieu de la chanson, le piano nous régal d'un petit passage absolument magnifique qui se termine par un splendide solo de guitare. Ensuite l'intensité monte en puissance,  prend aux tripes pour, finalement, nous laisser tout là-haut dans les nuages.

« Goodbye To All That »: Il s'agit d'un ensemble de petits morceaux ( Wave, Mad, The Opium Den, The Slide ) bien ficelés entre eux, mélangeant diverses ambiances. Il faudra plus d'une écoute pour appréhender cet excellent titre...

« Hard As Love »: Retour au rock avec un titre bien plus pêchu mais, ambiance de « Brave » obligeant, contenant un passage centrale bien mélancolique. Mais c'est pour reprendre de plus belle, nous prouvant que Marillion peut être très puissant.

« The Hollow Man »: Beau... c'est tout!

« Alone Again In The Lap Of Luxury »: L'un des singles de l'album avec « The Hollow Man » et « the Great Escape ». Je trouve que ce titre est un peu plus dans la veine de ce que Marillion a déjà fait, notamment sur « Holidays In Eden », mais ici c'est bien meilleur.

« Paper Lies »: Là encore, un titre plutôt assez rock et bien composé. Pour ma part, je pense qu'il s'agit de la piste la plus faible de « Brave » mais c'est bien pour écrire quelquechose...

« Brave »: Magnifique !!! La tonalité du morceau est très proche de la musique celtique, ce qui est renforcé par l'arrivée de cornemuses. Gros travail vocal de Steve Hogarth....

« The Great Escape »: Le titre parfait pour l'album parfait! Splendide! On est transporté par la musique du début à la fin. Un chef d'oeuvre!

« Made Again »: Un peu de douceur pour terminer... De douceur et d'optimisme car le disque ne pouvait se clore sur une note si triste.

"The Hollow Man":

13 février 2009

CA VA MIEUX EN LE LISANT

 

9782213635804

Suite à l'élection présidentielle de mai 2007 et la nomination de Nicolas Sarkosy au sommet de l'état, une file d'attente de réac' de droite siège depuis devant la porte de l'Elysée en espérant un poste de choix, si possible bien rémunéré. On y trouve de tout: des journalistes, des « écrivains », des artistes, des sportifs, etc... entre eux, c'est à qui saura le mieux lécher ce divin cul bleu-blanc-rouge qui fait tant bander la « France pinard ». D'autres par contre se contentent simplement de promouvoir la politique gouvernementale, ce qui est tout à fait leur droit, sauf quand on présente un J.T. de 13h et qu'il faille faire preuve d'objectivité (la base du journalisme, non?). A notre époque, la retenue n'existe plus: brosser dans le sens du poil en espérant une place au soleil, voilà la nouvelle devise. Voici donc Françoise Laborde, que beaucoup connaissent pour ses apparitions au journal de 20h en 2008, qui sort cette même année un livre nommé « Ça va mieux en le lisant », où la journaliste promettait « de dire la vérité »:

« Longtemps j'ai menti. Et j'ai menti de bonne heure. Sur tout, sur rien, pour me faciliter la vie. Mais c'est fini ! Bas les masques ! Je dis tout, j’avoue : j’ai inventé cette Isabelle, une facilité littéraire pour affronter quelques vérités douloureuses dans mes ouvrages précédents et me cacher un peu, sans fatigue ! Aujourd’hui c'est fini ! Je n'ai plus peur. Je peux dire tout haut ce que je suis : une menteuse professionnelle. Et puis, une évidence s'est imposée à moi : dans ce pays tout le monde ment, c'est même un sport national. Alors, je veux bien dire la vérité, mais pas toute seule ! Je ne résisterai donc pas au plaisir de pointer du doigt les faux-semblants, les faux sincères. Tous ceux qui s'accommodent d'un à peu près. Et ils sont nombreux ! Je vais m'astreindre à cet exercice solitaire et exigeant : tenter de dire ma 'part de vérité' sur ce que je vois, sur ce que je sais. »

Comme vérité, visiblement ça ne va pas bien loin si j'en crois toutes les critiques que j'ai lu sur l'ouvrage. Par contre, le lecteur a le droit à quelques réactions dignes d'un Jean-Pierre Pernaut un jour de grève et même beaucoup plus. En voici un bien bel extrait qu'à relayé le site Acrimed et l'hebdomadaire Siné Hebdo:

« Parfois, quand le découragement me saisit, à défaut de mensonges pour m’« évader », je me prends à rêver à la retraite... Oui, oui, moi aussi ! Comme tous ces heureux bénéficiaires des « régimes spéciaux », agents de la SNCF, d’EDF, de Gaz de France, qui, vers cinquante ans, peuvent plier les gaules et attaquer une nouvelle vie à leur guise, farniente ou seconde carrière. (Par parenthèse, je suis toujours fascinée et perplexe en entendant des « jeunes » cheminots de trente-cinq ans expliquer qu’ils ont précisément signé pour partir plus tôt se la couler douce. A leur âge, je pensais à tout sauf à cette échéance qui me paraissait si lointaine !)

Pour défendre cet acquis non négligeable, ils font la grève. Pendant dix jours, en novembre 2007, ils ont paralysé le pays en clamant des mots d’ordre variés. Au choix : pour défendre l’« intérêt du service », les « acquis sociaux », nos « futures retraites », que sais-je encore ? Alors que nous - salariés du privé ou assimilés - cotisons déjà plus longtemps, avec des décotes bien plus substantielles !

Mensonges que tous ces slogans, mensonge que cette pseudo-solidarité : ils défendent leurs avantages ! Ça se comprend, mais pourquoi ne pas le dire ? Car l’intérêt public, le sens du collectif, c’est bien autre chose ! La SNCF se targue d’être un modèle de solidarité sociale, mais nul n’ose rappeler que les trains de la mort qui emmenaient juifs et résistants vers les camps d’extermination n’ont jamais été stoppés par des grévistes et sont toujours arrivés à l’heure, leur prestation payée, rubis sur l’ongle, par les nazis. Sans les trains français, comment la déportation aurait-elle pu avoir lieu ? Les cheminots héros de la Résistance dans La Bataille du rail, voilà une imposture historique extrapolée et véhiculée par les « camarades » après la guerre... »

Rarement vu autant de méconnaissance historique et de stupidité, mais bon, depuis, Sarko a nommé Françoise Laborde au CSA. Pour reprendre les propos du grand Didier Porte: « Sarko a très bien fait de nommer Françoise Laborde au CSA. 10 000 euros par mois à ne rien foutre, au moins désormais, elle pourra gueuler contre les fonctionnaires en connaissances de cause... »

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