02 mars 2009
CHORON DERNIERE
Merci à Andy...
Date de sortie : 07 janvier 2009
Genre : documentaire
Réalisateurs : Pierre Carles & Eric Martin
Scénario : Pierre Carles & Eric Martin
Production : Muriel Merlin
Durée : 1h38
Avec Georges Bernier alias Professeur Choron, François Cavanna, Cabu, Siné, Marc-Edouard Nabe, Philippe Vuillemin, Georges Wolinski, Philippe Val…
« Georges Bernier est mort le 10 janvier 2005 à 75 ans. Les quelques articles nécrologiques parus dans la presse française ont insisté sur le caractère scatologique de son humour et l'aspect provocateur du bonhomme. Personne ne rappelait l'essentiel, à savoir qu'avec lui, c'est non seulement l'un des grands patrons de la presse française qui disparaissait mais également un artiste à part entière, unique en son genre : le professeur Choron. » (Source Allociné)
Ce documentaire semble être, de prime abords, monté maladroitement (Ce qui est sans doute un peu le cas) car la première partie n'est qu'une succession d'images d'archives entrecoupées d'interviews des principaux acteurs de la bande à Choron. Hormis les extraits cultes d'émissions de télévision que la grande majorité connaît, quelques extraits des cassettes vidéo d'Hara-kiri donne l'étendu de l'influence qu’a eu cet humour dévastateur et provocateur auprès des « Guignols », de « Groland », etc... Des passages très intéressants car difficiles à dégotter de nos jours. Les interviews des protagonistes sont très instructives, souvent de mauvaise foi (Cabu, Val, Wolinsky qui rejettent la part que Choron a eu dans l'entreprise) et parfois touchantes comme la belle entrevue avec un Cavanna très touché par la mort de son ami.
Pour la deuxième partie de ce documentaire, Georges Bernier se rend dans son village natal, et là, le professeur Choron s'efface pour laisser transparaître un personnage attachant, nous contant, à sa manière, une partie de son histoire (Le passage lors de son passage dans l'armé est plein d'humour). Au final, ce « Choron dernière » reste un assez bon témoignage d'une époque malheureusement révolue où une certaine partie de la presse pouvait être considérée comme un contre-pouvoir.
30 janvier 2009
FRISSONS / SHIVERS
Date de sortie: 4 août 1976
Genre: fantastique
Réalisateur: David Cronenberg
Scénario: David Cronenberg
Production: Ivan Reitman
Avec Paul Hampton, Joe Silver, Lynn Lowry, Barbara Steele...
« Dans une luxueuse résidence, un professeur renommé se suicide après avoir étranglé et éventré une jeune femme. Le médecin de la résidence ne tarde pas à comprendre qu'il est face à une épidémie d'un nouveau genre... »
« Frissons » n'est pas à proprement parler la première expérience cinématographique de Cronenberg. En effet, coup sur coup, en 1969 et 1970, il réalisa deux courts métrages très artisanaux: « Stereo » et « Crimes Of The Future », mais déjà, le canadien y exprime sa vision artistique et son intellect. Et aussi, l'idée qu'il fallait sans cesse se battre contre l'industrie du cinéma et les diktats de ses dirigeants. « Frissons » ne fait que marquer le début d'une lutte sans merci contre la censure et les restrictions en tout genre. Et il faut dire que pour ce milieu des années 70 le bonhomme fait très fort...
Malgré quelques maladresse de réalisation, comme par exemple, des cadrages hésitants, David Cronenberg nous livre une oeuvre sulfureuse et efficace, même si le traitement de la libération sexuelle peut de nos jours apparaître comme dépassé. Mais, et c'est là le génie du réalisateur, la parabole avec un virus très contagieux et la folie des contaminés qui en découlera surprend et provoque même un léger malaise. Car les parasites qui s'insinuent dans les corps de victimes « innocentes », font exploser la libido de celles-ci, provoquant au final de vraies orgies. Attention messieurs les censeurs car tout le monde se mélange dans une extase malsaine: vieux et jeunes, entre gens de même sexe, beaux et moches... Dans l'immeuble, où se déroule quasiment toute l'action du film, ça fait crac-crac à tous les étages. Et Cronenberg ne montre rien, tout est suggéré, contrairement à certaines scènes bien gores et crades dont peuvent se réjouir certains fans du genre. Concernant les acteurs, c'est du bon boulot dans l'ensemble avec une mention spéciale à la légendaire Barbara Steele toujours éblouissante. Paul Hampton, qui joue le rôle du médecin, livre une brillante interprétation de ce personnage assez violent dans ses attitudes et qui fait rarement preuve d'états d'âmes.
Au final, « Frissons » reste un film assez dérangeant et étrange qui a su garder une modernité malgré le sujet très seventies. David Cronenberg enchaînera peu de temps après une autre étrangeté toujours aussi géniale (j'en ferais une note prochainement) du nom de « Rage »...
16 janvier 2009
"V"
Mini-série 1: « V »
Date de sortie: 1983
Réalisateur: Kenneth Johnson
Scénario: Kenneth Johnson
Producteur: Chuck Bowman
Musique: Joe Harnell
Mini-série 2: « V: The Final Battle »
Date de sortie: 1984
Réalisateur: Richard T. Heffron
Scénario: Lillian Weezer, Peggy Goldman, Faustus Buck,
Diane Frolov, Harry & Renee Longstreet
Producteur: Dean O'Brien
Musique: Dennis McCarthy
Avec Marc Singer, Faye Grant, Michael Ironside, Robert Englund, Jane Badler, Michael Wright, Neva Patterson, Michael Durrel, David Packer, Andrew Prine...
« Lorsque des extra-terrestres ressemblant étrangement à la race humaine viennent demander de l'aide aux terriens, ces derniers acceptent avec plaisir. Mais quelques sceptiques découvriront que les véritables raisons de la venue de ces extra-terrestres ne sont pas celle qu'ils avaient invoquée. Des rebelles décident donc de se battre pour libérer la Terre de ses envahisseurs... »
Sortie au milieu des années 80, « V » est sans aucun doute LA série de science-fiction de cette décennie. Basé sur un scénario assez simple inspiré par les films de SF américain des fifties, la diffusion à la télévision remporte un succès énorme dans plusieurs pays. En France, « V » arrive sur les écrans le 6juin 1987 sur la deuxième chaîne (à l'époque Antenne 2) le samedi après-midi, et tout de suite, les français, eux aussi, se prirent au jeu. Il faut bien comprendre qu'à l'époque, les moyens misent en oeuvre à la création de programmes comme les séries n'étaient pas ceux de maintenant. Il a fallu attendre la fin des années soixante-dix pour enfin voir des séries de sciences-fictions dignes de ce nom comme par exemple Galactica. Pour « V » ce fut donc une petite révolution sur le petit écran, car, à part la durée, la série pouvait facilement lutter avec certains longs métrages. Je me souviens que partout « V » était LE sujet de conversation télévisuel et que comme tout le monde j'attendais avec impatience le samedi d'après pour connaître la suite des aventures de nos résistants. « Résistants »... car c'est bien de cela qu'il s'agit, cette série est un hommage à toutes les résistances d'un pouvoir tyrannique et dangereux, et plus particulièrement la Résistance des pays occupés par les nazis pendant la seconde guerre mondiale. D'ailleurs, les affiches de propagande que posent les Visiteurs sont calquées sur celles de l'idéologie hitlérienne (Voir la vidéo ci-dessous), de même que les lunettes portées par les extra-terrestres sont elles aussi copiées sur celles de la Wehrmacht, ainsi que le logo qui orne les tenues et vaisseaux des visiteurs est une espèce de croix gammée. Les savants qui sont déportés renvoi directement à l'holocauste... Bref, « V » est un bien bel hommage aux résistants, qui malgré le peu de chance de victoire, continuent d'y croire.
Pour les effets spéciaux, c'est vraiment du très bon travail; la qualité des maquettes est exceptionnelle tout comme le maquillage des Visiteurs. Et c'est aussi ça qui a fait le succès de la série: l'extraordinaire travail des techniciens des effets visuels... Je me souviens bien d'avoir été très impressionné par l'arrachage du masque d'un reptile que combattait Donavan. Du jamais vu à l'époque vous dis-je!!! Les vaisseaux sont assez impressionnants et réalistes tout comme les navettes... ou plutôt LA navette. Les techniciens en ont construit une seul à laquelle on pouvait rajouter au centre des compartiments ce qui faisait un nouveau modèle pour transporter les troupes; beaucoup de trouvailles pour limiter les dépenses (Ce qui n'était pas facile!). Au niveau de la distribution, la production a eu la bonne idée de ne pas prendre d'acteurs trop connus vu la multitude de second rôle et la quasi absence de premier à part peut-être Marc Singer qui joue Donavan qui peut-être considéré comme le héros, ou du moins le fil conducteur de l'action. L'interprétation est assez bonne sans être non plus incroyable mais dans ce genre de série ce n'est pas forcément cela que l'on recherche. Le tout est très acceptable...
« V » fait parti des séries culte qui ont à jamais changé le décor du paysage audiovisuel. Si vous ne connaissez pas ce programme, jetez-y un oeil, je pense que vous ne serez pas déçu...
(A noter qu’il y a eu une sorte de deuxième saison de « V » qui est à proscrire vu la nullité de la chose...)
Voici une bande annonce que j'ai moi-même concocté juste pour vous:
15 janvier 2009
CHE 1er PARTIE-L'ARGENTIN
Date de sortie: 07 janvier 2008
Genre: biopic
Réalisateur: Steven Soderbergh
Scénario: Peter Buchman
Producteurs : Laura Bickford, Benicio Del Toro
Musique: Alberto Iglesias
Durée: 2h07
Avec Benicio Del Toro, Demian Bichir, Santiago Cabrera, Elvira Minquez…
« Cuba, 1952 : le général Fulgencio Batista fomente un putsch, s'empare du pouvoir et annule les élections générales. Bravant ce dictateur corrompu, un jeune avocat, Fidel Castro, candidat à la députation sous la bannière du Parti du Peuple, passe à l'action. Dans l'espoir de provoquer un soulèvement populaire, il attaque avec 150 jeunes la caserne de Monaca le 26 juillet 1953. L'opération échoue ; Castro passe deux ans en prison. Amnistié en 1955, il s'exile à Mexico. Pendant ce temps, au Guatemala, un jeune Argentin idéaliste, Ernesto Guevara, se lance en politique. En 1954, lorsqu'un complot militaire soutenu par la CIA renverse le gouvernement, démocratiquement élu, de Jacobo Arbenz, Guevara se réfugie au Mexique. Après une première prise de contact au Guatemala, il rejoint un groupuscule révolutionnaire cubain. le 13 juillet 1955, dans un modeste appartement de Mexico, Raul Castro présente Guevara à son frère aîné, Fidel. Une rencontre discrète, qui marque une date clé dans l'histoire de Cuba. Guevara se voit immédiatement confier une opération de guérilla en vue de renverser Batista. Les Cubains affublent le jeune rebelle d'un sobriquet courant en Argentine : "Che". 26 novembre 1956 : Fidel Castro embarque pour Cuba avec 80 rebelles. L'offensive se solde par un massacre : seuls douze hommes en réchappent, dont le Che (médecin du groupe) et Castro. Réfugiés dans la Sierra Maestra, les "barbudos" déclarent la "guerre totale" au régime de Batista. Guevara prouve ses qualités de combattant et se rend indispensable à ses compagnons. La résistante s'intensifie, gagne toute l'île. 1er janvier 1959 : les rebelles célèbrent leur victoire à Santa Clara, le dictateur s'enfuit. Fin de la 1ère partie... » (Source Allociné)
J'avoue que lorsque je me suis rendu voir ce film je n'étais pas forcément serein. Quel « Che » allions-nous nous montrer? Un super-héros de la « Révoluçion » défenseur de la veuve et l'orphelin ou bien un personnage violent et sanguinaire? Force et de constater que la vérité historique semble avoir été respectée, et cela donne au long métrage une force et une réalité incroyable. Le récit alterne sans cesse entre les débuts lors de la guérilla avant la prise de pouvoir et de courts passages d'Ernesto Guevara en fin stratège politique à l'O.N.U en 1964 en tant que représentant du gouvernement cubain. Le réalisateur nous livre sur cette première partie un véritable biopic historique avec la complexité que cela implique: tractation avec les autres groupes révolutionnaire cubain pas forcément d'accord avec le leader du mouvement du 26 juillet Fidel Castro, les plans stratégiques lors de cette guérilla, etc... On peut vite se retrouver perdu si on n’a pas un minimum de connaissance de la « Révoluçion ». Mais malgré ça, le film reste passionnant et l'un des meilleurs que j'ai vu au cinéma depuis longtemps...
Benicio Del Toro est tout simplement génial en « Che » et interprète le personnage de façon très convaincante. Asthmatique, fatigué par les longues marches, Guevara, médecin de formation, va petit à petit devenir un redoutable stratège militaire à force de pratique. Mention spéciale à l'acteur, Demian Bichir qui joue le rôle de Fidel Castro car il est tout simplement parfait, même dans la diction si spéciale du chef d'état cubain. Ce film reste un véritable travail historique sur des actes qui ne le sont pas moins. Vivement la deuxième partie...
10 janvier 2009
BURN AFTER READING
Date de sortie : 10 décembre 2008
Genre : comédie
Réalisateurs : Joel Coen & Ethan Coen
Scénario : Joel Coen & Ethan Coen
D’après l’œuvre de : Stansfield Turner
Producteurs : Tim Bevan, Eric Fellner, Joel Coen & Ethan Coen
Musique : Carter Burwell
Durée : 1h35
Avec George Clooney, Brad Pitt, Frances McDormand, John Malkovich, Tilda Swinton…
« Osborne Cox, analyste à la CIA, est convoqué à une réunion ultrasecrète au quartier général de l'Agence à Arlington, en Virginie. Malheureusement pour lui, il découvre rapidement l'objectif de cette réunion : il est renvoyé. Cox ne prend pas très bien la nouvelle. Il rentre chez lui à Georgetown pour écrire ses mémoires et noyer ses ennuis dans l'alcool - pas nécessairement dans cet ordre. Sa femme, Katie, est consternée, mais pas vraiment surprise. Elle a une liaison avec Harry Pfarrer, un marshal fédéral marié pour qui elle décide alors de quitter Cox.
Quelque part dans une banlieue de Washington, à des années-lumière de là, Linda Litzke, employée au club de remise en forme Hardbodies Fitness, a du mal à se concentrer sur son travail. La seule chose qui l'intéresse, c'est l'opération de chirurgie esthétique d'ampleur qu'elle désire subir. Elle compte sur son collègue, Chad Feldheimer, pour faire son boulot à sa place. Linda est à peine consciente que le directeur de la salle de sport, Ted Treffon, est fou d'elle, même si elle rencontre d'autres hommes via Internet.
Lorsqu'un CD contenant des informations destinées au livre de Cox tombe accidentellement entre les mains de Linda et Chad, tous deux décident de tirer parti de cette aubaine. Alors que Ted se fait du souci, persuadé que "rien de bon ne sortira de tout ça", les événements se précipitent et échappent bientôt à tout contrôle, occasionnant une série de rencontres aussi dangereuses qu'hilarantes... » (Source allociné)
Comme toujours avec les frères Coen, on a le droit à un film complètement déjanté. Et on peut dire que ça fait du bien vu le conformisme actuel du cinéma. L’histoire, un peu complexe et embrouillée, commence par des actes anodins qui vont se transformer petit à petit en actions extrêmes et dramatiques qui sont une marque de fabrique dans l’univers des deux réalisateurs. Ce long métrage est aussi un constat désespérant de la bêtise, des faiblesses humaines de l’Amérique d’aujourd’hui (Et de tous les pays occidentaux en fait). La réalisation est remarquable et rend lisible un scénario complexe qui pourrait en dérouter plus d’un. Tout est parfait sans être omniprésent et pesant. L’humour est, quand à lui omniprésent pour notre plus grand bonheur, mais il est noir souvent à la frontière du drame. Il est étonnant, et de plus en plus rare, de faire rire une salle de ciné avec une scène où un gars (je ne dirais pas qui !) se fait exploser la tête par une arme à feu. C’est pour ça que je dirais que ce film est assez subversif et loin, très loin, de ces comédies qui inondent les salles obscures.
On ne peut pas faire l’impasse de l’excellent casting de « Burn After Reading » : rien que du beau monde ! Et en plus, souvent à contre-emploi. Brad Pitt est incroyable en prof de gym complètement ringard et idiot, mais j’affectionne particulièrement George Clooney qui nous sert une brillante interprétation d’un coureur de jupons fourbe et menteur. John Malkovich est, dans la peau du mari licencié et cocu, tout simplement parfait, sans en faire une tonne, mais chez ce comédien l’excellence est une habitude. Tilda Swinton est, quand à elle, géniale en femme froide, sans pitié, n’ayant que l’ambition de dépouiller financièrement son mari pour pouvoir vivre avec son amant. L’absence de premier rôle dans ce film nous offre un jeu plus libéré des acteurs, contrairement aux métrages où les autres doivent faire face à La Star.
Bref… ce « Burn After Reading » n’est sans doute pas le meilleur des frères Coen mais vaut largement son pesant de cacahuètes et par les temps grisâtres du cinéma c’est plutôt une bonne chose.
Voici la bande annonce :
08 janvier 2009
TOTAL RECALL
Date de sortie: 1990
Réalisateur: Paul Verhoeven
Scénario: Ronald Shusett, Dan O'Bannon, Gary Goldman
D''après la nouvelle « We Can Remember It For You Wholesale » de Philip K. Dick
Production: Buzz Feitshans & Ronald Shusett
Musique: Jerry Goldsmith
Durée: 1H50
Avec Arnold Schwarzenegger, Rachel Ticotin, Sharon Stone, Michael Ironside, Ronny Cox...
« Terre, 2048. Doug Quaid fait chaque nuit le même cauchemar: en compagnie d'une belle jeune femme brune, il est victime, sur Mars, d'un accident mortel. A défaut de se rendre sur cette planète pour élucider la cause de cette obsession, il opte pour la solution la plus économique de la société Recall: on lui implantera dans le cerveau des souvenirs aussi précis et vivants que s'il avait vraiment passé un séjour là-bas... »
Très bonne adaptation d'une nouvelle de l'écrivain de science-fiction intelligente Philip K. Dick (qui a aussi signé Blade Runner), « Total Recall » est, selon moi, le meilleur film dans lequel apparaît Arnold Schwarzenegger, bien loin des films d'actions bébête où l'acteur autrichien dézinguait à coup de flingues des méchants très très cons. Bien évidement il y a pas mal d'action un peu gore mais le scénario est vraiment bien construit et la réalisation de Verhoeven demeure efficace et sans failles. On ne sait plus réellement si on navigue dans un rêve ou dans une réalité violente et brut. Doug Quaid est-il le libérateur des stellaires de la planète rouge ou simplement un gars quelconque qui est en train de vivre un souvenir acheté à la société Recall?
Le casting, réussi, nous révèle une Sharon Stone séduisante et sensuelle qui, lorsqu'elle sera démasquée, se montrera froide et cruelle. Ce personnage joué à la perfection lui donna sans doute la tête d'affiche pour Basic Instinct signé du même Paul Verhoeven. Michael Ironside, acteur que j'aime beaucoup, est parfait pour interpréter un méchant violent, sadique et sans pitié. Le gouverneur de Californie est, quand à lui, assez crédible en un Doug Quaid complètement perdu dans des évènements qui semblent le dépasser. Des évènements qui ont d'ailleurs lieu dans des décors assez crédibles comme la ville martienne.
En résumé, Total Recall est un film distrayant, intéressant et « intelligent » qui mérite qu'on s'y attarde un peu plus.
Voici un extrait du film contenant le cauchemar que Doug Quaid fait toutes les nuits:
12 décembre 2008
LES CHIENS
Date de sortie : 7 mars1979
Genre : drame
Réalisateur : Alain Jessua
Scénario : André Ruellan & Alain Jessua
Musique : René Koering & Michel Portal
Durée : 1h39
Distributeur : Pacific Films
Avec Victor Lanoux, Gérard Depardieu, Nicole Calfan, Pierre Vernier, Fanny Ardant, Philippe Klébert, Régis Porte, Gérard Séty, Philippe Mareuil, Henri Labussière…
« Un jeune médecin vient de s’installer dans une banlieue récente en région parisienne. Nombre de ses patients consultent après avoir été victimes de morsures. Il apprend que, pour se protéger des agressions nocturnes, les habitants ont acheté des chiens de garde… »
Comme a son habitude Alain Jessua nous livre ici un film choc, une fable noir sur les dérives sécuritaires avec comme toile de fond une banlieue toute récente (Les plans ont été tournés dans une Marne-la-Vallée toute nouvelle et sans Mickey). Le constat de ce long métrage est assez visionnaire : les habitants qui aspirent naturellement à une vie calme prennent des chiens de gardes pour assurer leur sécurité. Mais mettre des armes, quels qu’elle soient, des chiens d’attaques ou des fusils, dans les mains de personnes excédées par des actes délinquants ou criminelles peut être terriblement dangereux et conduit généralement à violences encore plus grandes. La population se regroupe vite en milice ayant pour but de traquer et punir tout acte délictuel sans autres formes de procès et en un orgasme libérateur de celui qui croit châtier le nuisible. Nos armes se retournent toujours contre nous…
L’interprétation des acteurs est excellente malgré quelques seconds rôles plus que moyens. Gérard Depardieu est parfait dans le rôle du dresseur complètement possédé par ce besoin de sécurité qui fait presque de lui un gourou d’une secte. Le rapport avec ses chiens laisse planer un mal-être comme dans la scène où lors d’une mise bas il parle à l’animal comme si c’était sa propre femme qui accouchait. Victor Lanoux campe magnifiquement le médecin, n’en faisant pas « une tonne », restant spectateur des événements qui l’entoure. Ce personnage nous représente nous, entrain de regarder presque impuissant la dérive d’une communauté. Le seul point faible du film reste sans aucun doute le côté très seventies des décors et accessoires qui font terriblement daté de nos jours (Par exemple la scène de la discothèque). En résumé, « les chiens » demeure un film intelligent, visionnaire, qui donne à réfléchir sur la nature humaine et qui fait passer le message suivant : les chiens ne sont pas ceux qu’on croit….
08 novembre 2008
LA MAIN AU COLLET
Date de sortie: 1955
Réalisateur: Alfred Hitchcock
Production: Paramount Pictures
Scénario: John Michael Hayes d'après le roman de David Dodge
Musique: Lyn Murray
Avec Cary Grant, Grace Kelly, Jessie Royce Landis, John Williams...
« Un cambrioleur dérobe des bijoux dans les palaces de Cannes et de la Côte d'Azur. La police soupçonne John Robie qui a été un célèbre voleur avant la guerre. Bien que retiré du jeu, John mène sa propre enquête et il localise le voleur en utilisant la liste des victimes potentielles d'une compagnie d'assurance. L'une d'entre elles est une jeune fille encore plus séduisante que les bijoux de sa mère... »
Sans doute pas le meilleur Hitchcock, loin s'en faut, mais ce long métrage du roi du suspens reste assez intéressant pour de nombreux points. Premièrement, les extérieurs du film ont été tournés sur la Côte d'Azur ce qui n'est pas négligeable car dans les années cinquante, ce lieu demeurait encore un peu sauvage avec des paysages sublimes de cartes postales. Les couleurs sont splendides grâce au procédé Vistavision mis au point par la Paramount peu de temps auparavant. L'histoire se déroulant exclusivement dans le Sud de la France, la distribution comporte un certain nombre d'acteurs nationaux dont Roland Lesaffre, Georgette Anys, Brigitte Auber, Dominique Davray et Charles Vanel. Le réalisateur britannique reste fidèle à ses thèmes de prédilection comme l'emprise du passé, du soupçon, de la responsabilité, mais point de meurtre ou de suspens ici et c'est peut-être ce qui fait la faiblesse de « la main au collet ». Reste quelques morceaux de bravoure comme la poursuite en voiture sur la corniche ainsi que la bataille sur un marché aux fleurs, mais surtout la beauté de Grace Kelly et le charme éternel de Cary Grant sauvent à eux seuls le film qui sans eux et de beaux panoramas ne serait qu’anecdotique.
28 octobre 2008
ROSEMARY'S BABY
Date de sortie : 30 octobre 1968
Réalisation : Roman Polanski
Production : William Castle
Scénario : Roman Polanski
D’après le roman de Ira Levin
Genre : fantastique, épouvante
Avec Mia Farrow, John Cassavetes, Ruth Gordon, Sidney Blackmer, Maurice Evans, Ralph Bellamy, etc…
« Quand Rosemary et son mari emménagent dans un appartement de Manhattan, tout commence à prendre un tour bizarre. La grossesse de Rosemary ne fait que renforcer la situation menaçante. Bientôt Rosemary découvre qu’elle ne peut même pas faire confiance à l’accoucheur, pourtant d’excellente réputation. Minnie et Roman Castevet sont les voisins inquiétants, qui ont, visiblement, des visées sur l’enfant qui va naître… »
Impressionnant ! Ce film est impressionnant par sa façon dont il a de nous rendre mal à l’aise avec trois fois rien. Un appartement, un immeuble, des voisins étranges et mystérieux… et puis de grands, de grands acteurs. Mia Farrow livre une interprétation remarquable d’un personnage difficile à jouer car en complète décomposition. Au départ, Rosemary Woodhouse est une jeune femme souriante, enjouée, presque innocente, mais elle devient petit à petit une personne malade, pratiquement au bord de la folie. Son mari aussi change car il devient de plus en plus distant, on peut voir ce film comme une métaphore du couple et du bouleversement que peut engendrer une naissance. Il est aussi intéressant de constater qu’en pleine révolution des mœurs, ce long métrage date, il ne faut pas l’oublier, de 1968, le couple Woodhouse est dans sa manière plutôt un ancien modèle qu’un récent. De plus, l’enfant est, dans l’histoire, un élément perturbateur dans la joie et l’insouciance de ce jeune couple, parce que la venue d’un nouvel arrivant dans la famille bouleverse forcement l’ordre des choses. Mais malgré tout, Rosemary aimera cet enfant qui est le sien.
Pour ce qui est de la tension, le spectateur demeure en complète interrogation tout le long de l’histoire pour essayer de découvrir la vérité : Rosemary est-elle en train de devenir folle ou y à t’il un groupe de sorcier qui en veut à son enfant ? Le dénouement sera tout autre….. Bref Rosemary’s baby est un film culte et un chef d’œuvre du cinéma à connaître absolument !
12 octobre 2008
DARK CRYSTAL
Date de sortie: 28 mars 1983
Réalisateurs: Jim Henson & Frank Oz
Scénario: Jim Henson
Producteurs:Jim Henson & Gary Kurtz
Musique: Trevor Jones
« Un autre monde, un autre temps, à l'âge des miracles... Jen et Kira, seuls survivants de la race des Gelflings, partent à la recherche d'un éclat de crystal gigantesque, abîmé dans une commotion planétaire, qui donne force et puissance aux Mystiques, un peuple sage et pacifique. Ils doivent affronter les terribles et cruels Skeksis qui tiennent ces derniers en esclavage... »
Un film culte !!!!! Il s'agit sans aucun doute possible du plus beau film de marionnettes jamais réalisé. Le scénario est très bien ficelé et le monde parcouru par nos héros demeure assez fascinant. Jim Henson, le créateur de cette histoire et par ailleurs père du « Muppet Show », a toujours été passionné par la nature, et ce long métrage à été, pour lui, l'occasion d'en recréer une nouvelle version. Le spectateur évolue dans un univers où le minéral peut se faire végétal et vis et versa, sans oublier un bestiaire assez incroyable. Le film reste baigné dans une atmosphère un peu mystique ce qui ajoute à l'ambiance très poétique de l'ensemble.
Voici la bande annonce du film:



































