04 avril 2009
PINK FLOYD "UMMAGUMMA"
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Studio Album:
1.Sysyphus Part 1-4
2.Grantchester Meadows
3.Several Species Of Small Furry Animals Gathered Together In A Cave And Grooving With A Pict
4.The Narrow Way Part 1-3
5.The Grand Vizier's Garden Party Part 1-3
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Live Album:
1.Astronomy Domine
2.Careful With That Axe, Eugene
3.Set The Controls For The Heart Of The Sun
4.A Saucerful Of Secrets
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Date de sortie: 1969
Production: Norman Smith (Album studio) / Pink Floyd (Live album)
Prise de son: Peter Mew (Album studio) / Brian Humphries (Live album)
Enregistrement: Mothers, Birmingham & Manchester College of Commerce.
Pochette: Hipgnosis
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PINK FLOYD:
Roger Waters: basse & chant
David Gilmour: guitare & chant
Richard Wright: claviers & chant
Nick Mason: batterie
Premier double-album du groupe, ce « Ummagumma » reste, selon moi, un enregistrement assez étrange, du moins pour la partie studio parce que ce qui est du live, on peut dire que c'est un fameux témoignage de cette époque où le Floyd, après ses début sous Syd Barrett, cherche son chemin encore hanté par les soubresauts psychédéliques de son ancien leader. Donc, le disque live est indispensable, pas besoin de revenir dessus, mais on ne peut pas en dire autant de la deuxième partie, celle studio, car chaque membre de la formation donne sa vision du rock expérimental au travers de compositions qui ressemble plus à de la branlette estudiantine pseudo intellectuelle. D'ailleurs, « Ummagumma » fût plébiscité par ces derniers qui voyaient là une bonne bande sonore à des débats politico-sociolo-culturels qui n'intéressaient qu'eux même. Malgré tout, quelques bons moments, même si, dans le style expérimental, Frank Zappa et Captain Beefheart faisaient beaucoup mieux. Mais les années Floyd n'avaient véritablement commencé qu'un an plus tard avec le chef d'oeuvre « Atom Heart Mother »...
LA MUSIQUE:
« Sysyphus »: Un morceau signé Richard Wright très expérimental et avant-gardiste, inspiré probablement par le travail du compositeur John Cage. Une oeuvre bizarre mélangeant plusieurs instruments et effets, de la guitare au piano en passant par les percussions. Le titre fait référence à Sysyphe, héros de la mythologie grecque dont le châtiment consistait à faire rouler un rocher au sommet d'une montagne; à chaque fois qu'il atteignait son but les Dieux renvoyaient le rocher en bas et Sysyphe devait tout recommencer.
« Grantchester Meadows »: Une composition très acoustique signée Roger Waters qui fait référence à un endroit au sud de Cambridge ainsi qu'une méditation sur l'immensité de la nature. La musique comporte énormément d'effets sonores provenant de bruits de la campagne comme le gazouillis d'un oiseau ou un cygne se posant sur la rivière.
« Several Spicies Of Small Furry Animals Gathered Together In A Cave And Grooving With A Pict »: Toujours signée Waters, cet morceau mérite le trophée du titre le plus long! Musicalement influencée par le compositeur Ron Geesin, avec qui le groupe travaillera sur l'album suivant, cette pièce ressemble beaucoup aux performances musicales qu'on pouvait trouver dans le milieu de l'Art contemporain.
« The Narrow Way »: Place à David Gilmour, qui jusque là n'avait signé que peu de chose pour le groupe, et on peut dire que pour ce genre d'exercice le guitariste n'est pas plus mauvais que ces deux collègues précédents bien meilleurs compositeurs pourtant. Une faiblesse toutefois au niveau des paroles (Ce sera toujours le point faible de Gilmour)....
« The Grand Vizier's Garden Party »: Ce n'est ni plus ni moins que neuf minutes d'un solo de percussion, et ce, malgré une très bonne intro à la flûte; pouvait-on en demander plus d'un batteur techniquement très bon mais dont la composition n'est vraiment la tasse de thé...
Le titre Grantchester Meadows:
06 mars 2009
RONNY JORDAN "THE ANTIDOTE"
1.Get To Grips
2.Blues Grinder
3.After Hours (The Antidote)
4.See The New
5.So What
6.Show Me (Your Love)
7.Nite Spice
8.Summer Smile
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Date de sortie: 6 mai 1992
Production: Ronny Jordan & Longsy D
Prise de son: Longsy D, Angelo Starr & Ingmar Kiang
Enregistrement: PLJ Studios, Kold Sweat, Konk, Fallout Shelter, Londres
Pochette: photographie par Craig McDean; Design par Swifty Typographics
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Ronny Jordan: guitare, claviers, lignes de basse, programmation batterie
Longsy D: programmation batterie, programmation pré-production
IG (Dodge City Productions): rap sur « Get To Grips » et « See The New »
Isabel Roberts: chant sur « See The New », « Show Me » et « So What »
Philip Bent: flûte sur « After Hours » et « See The New »
Adrian York: solo d'orgue sur « Blues Grinder »
Joe Bashorum: solo de piano sur « So What »
Hugo Delmirani: orgue, vibraphone sur « Get To Grips »
Arnie Somejee: contrebasse sur « So What »
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Ronny Jordan, natif du nord de Londres, commença à jouer de la guitare à l'âge de quatre ans sur l’instrument que son père lui offrit, un modèle acoustique à quatre cordes. A l'adolescence, le jeune musicien passa à l'électrique avec une Guild Starfire. Complètement autodidacte, Ronny apprit rapidement les rudiments de la six-cordes mais n'avait pas encore une ligne musicale directrice clairement définie. C'est l'église qui lui donna l'inspiration par le biais du gospel; il ne faut pas oublier l'influence qu'a eu la religieuse musique noire sur toute la musique populaire du 20ème siècle. Chaque semaine, le jeune musicien jouait dans le local de la paroisse ce qui le disciplina musicalement et lui donna de bonnes bases techniques. Mais ce n'est pas tout, la découverte de deux véritables génies de la guitare jazz, Wes Montgomery et George Benson, clôtura la formation, d'ailleurs l'influence de ces derniers s'entend fortement dans le jeu de Jordan tout comme dans la manière d'aborder le jazz. George Benson avait prouvé que le jazz pouvait s'accorder avec une musique plus grand publique comme le prouve son brillant disque « Breezin' ». L'enregistrement de « The Antidote » ne fut pas de tout repos, car le guitariste travaillait la journée et une fois sa journée de travail accomplie, se rendait aux studios. Harassant mais payant, parce non seulement cet album allait se révéler être un bon succès, mais aussi le côté novateur de ses boites à rythmes mélangé au jazz apportait quelque chose de neuf qu'on qualifia de « Cool Jazz »...
LA MUSIQUE
« Get To Grips »: on commence avec un excellent morceau sur lequel le rappeur IG vient poser sa voix nonchalante. Les passages de guitares sont très bien pensés et collent à merveilles avec le côté très « cool » de l'ensemble. Vers la fin, Hugo Delmirani nous offre un petit solo de vibraphone plus que sympathique.
« Blues Grinder »: la musique repose essentiellement sur les parties d'orgue et de guitare qui, pour le thème, ne font qu'un. Ce titre est fortement marqué par le travail que le guitariste Wes Montgomery a effectué en trio au début des années 60 avec un organiste et un batteur.
« After Hours (The Antidote) »: énorme! La construction du thème, l'apport de la flûte traversière, la guitare mélodieuse, la rythmique très groove et cool, donnent à cette troisième plage un haut niveau de musicalité, l'un des meilleurs morceau de ce disque.
« See The News »: Ce titre est issu des sessions d'enregistrement de « Get To Grips ». Comme toujours, les solos de Ronny Jordan sont toujours aussi bien pensés et construits.
« So What »: il s'agit de la fameuse composition de Miles Davis mais interprétée très librement avec un tempo beaucoup plus élevé. Ce fut un énorme succès amplement mérité vu la qualité de l'ensemble magnifiquement embelli par le très bon solo de piano de Joe Bashorum.
« Show Me (Your Love) »: un peu dans la même veine que la quatrième piste! Très bon vocaux d'Isabel Roberts.
« Nite Spice »: les arrangements donnent beaucoup à cet avant-dernier titre tout comme la rythmique très vivante. Le format « pop » de « Nite Spice » est indéniable et ajoute à la qualité de la guitare de Ronny Jordan.
« Summer Smile »: le dernier morceau est très inspiré par l'interprétation de Wes Montgomery du standard jazz « How Insensitive », cela clore en beauté un très très bon disque de ce début des nineties.
Voici le clip de "So What":
17 février 2009
MARILLION "BRAVE"
1.Bridge
2.Living With The Big Lie
3.Runaway
4.Goodbye To All That
(i)wave
(ii)mad
(iii)the opium den
(iv)the slide
(v)standing in the swing
5.Hard As Love
6.The Hollow Man
7.Alone Again In The Lap Of Luxury
(i)now wash your hands
8.Paper Lies
9.Brave
10.The Great Escape
(i)the last of you
(ii)fallin'from the moon
11.Made Again
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Date de sortie: 1994
Production: Dave Meegan & Marillion
Prise de son: Dave Meegan, Chris Hedge et Michael Hunter
Enregistrement: Château Marouatte, Tocane St. Apre, France
Pochette: Bill Smith Studio
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MARILLION:
Steve Hogarth: chant
Steve Rothery: guitare
Mark Kelly: claviers
Pete Trewavas: basse
Ian Mosley: batterie
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« A écouter fort, les lumières éteintes »... voilà des propos figurant sur le livret qui augure du meilleur, car depuis 1989 et l'arrivée d'un nouveau chanteur du nom de Steve Hogarth en remplacement du charismatique Derek Dick alias Fish, rien de bien passionnant. Deux albums « Season's End » et « Holidays In Eden »; Le premier assez bon. L'autre pas à la hauteur des espérances. Alors quand le groupe annonça que son disque suivant sera un concept, les critiques furent septiques. Mais dès que « Brave » sorti, plus de doute, Marillion venait de réaliser un chef d'oeuvre sombre, mélancolique, et surtout, passionnant de bout en bout. L'histoire de ce concept est tiré d'un fait divers s'étant passé dans les années 80, lorsque la police avait retrouvé sur le pont de Severn à Londres une jeune fille de 20 ans perdue et apparemment amnésique... L'histoire de ce disque est triste mais finie tout de même bien. Le groupe a bien compris que terminer sur une note optimiste aérerait la lourdeur mélancolique de l'ensemble. « Brave » dépeint une société perverti par le mensonge et le capitalisme sauvage que l'héroïne observe avec un regard noir...
Musicalement, l'unité de l'oeuvre est parfaite, il faut prendre tout et ne pas isoler un morceau: ce disque est à écouter d'une traite pour pouvoir savourer la noirceur, la mélancolie qui en découle. « Brave » permet d'effectuer un étrange voyage qui ne peut laisser indifférent de par son caractère unique. Ici ce n'est pas Marillion mais tout simplement « Brave », une entité à part entière; rien à voir avec les autres productions de la formation britannique. Le son semble lointain, éloigné, comme si nous aussi nous étions amnésiques et que le passé nous revenait en fragments. Bien sûr, en quelques détours, on arrive à reconnaître la patte de Mark Kelly aux claviers, mais rarement ces instruments ont su se rendre si discrets et si présents. Idem pour les autres membres... Mais surtout, chapeau bas à Steve Rothery qui nous sert des parties de guitare absolument géniales et des solos merveilleusement remplis d'émotion pure. « Brave » reste un des sommets ( Si ce n'est LE sommet ! ) de Marillion, mais avant tout, un étonnant voyage dont on ne ressort pas indemne...
LA MUSIQUE:
« Bridge »: Des bruits d'eau et de bateaux, de mélancoliques sons de claviers plantent le décors: ça sera pas la grande éclate, ça sera tout simplement beau; beau et sombre. Ensuite le chant légèrement déformé par les effets introduit parfaitement le titre suivant...
« Living With The Big Lie »: L'intensité se fait maintenant présente au travers d'un excellent morceau agrémenté de passages assez rock s'enchaînant à des ambiances plus intimistes et tristes.
« Runaway »: La voix de Hogarth demeure sacrément riche en émotions, bien soutenu par de beaux arpèges de guitare. Au milieu de la chanson, le piano nous régal d'un petit passage absolument magnifique qui se termine par un splendide solo de guitare. Ensuite l'intensité monte en puissance, prend aux tripes pour, finalement, nous laisser tout là-haut dans les nuages.
« Goodbye To All That »: Il s'agit d'un ensemble de petits morceaux ( Wave, Mad, The Opium Den, The Slide ) bien ficelés entre eux, mélangeant diverses ambiances. Il faudra plus d'une écoute pour appréhender cet excellent titre...
« Hard As Love »: Retour au rock avec un titre bien plus pêchu mais, ambiance de « Brave » obligeant, contenant un passage centrale bien mélancolique. Mais c'est pour reprendre de plus belle, nous prouvant que Marillion peut être très puissant.
« The Hollow Man »: Beau... c'est tout!
« Alone Again In The Lap Of Luxury »: L'un des singles de l'album avec « The Hollow Man » et « the Great Escape ». Je trouve que ce titre est un peu plus dans la veine de ce que Marillion a déjà fait, notamment sur « Holidays In Eden », mais ici c'est bien meilleur.
« Paper Lies »: Là encore, un titre plutôt assez rock et bien composé. Pour ma part, je pense qu'il s'agit de la piste la plus faible de « Brave » mais c'est bien pour écrire quelquechose...
« Brave »: Magnifique !!! La tonalité du morceau est très proche de la musique celtique, ce qui est renforcé par l'arrivée de cornemuses. Gros travail vocal de Steve Hogarth....
« The Great Escape »: Le titre parfait pour l'album parfait! Splendide! On est transporté par la musique du début à la fin. Un chef d'oeuvre!
« Made Again »: Un peu de douceur pour terminer... De douceur et d'optimisme car le disque ne pouvait se clore sur une note si triste.
"The Hollow Man":
10 février 2009
YES "CLOSE TO THE EDGE"
1.Close To The Edge (18:41)
I-The Solid Time Of Changement
II-Total Mass Retain
III-I Get Up I Get Down
IV-Seasons Of Man
2.And You And I (10:09)
I-Cord Of Life
II-Eclipse
III-The Preacher The Teacher
IV-Apocalypse
3.Siberian Khatru (8:55)
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Date de sortie: 13 septembre 1972
Production: Yes & Eddie Offord
Studios: Advision Studios, Londres
Pochette: Roger Dean
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Yes:
Jon Anderson: chant
Bill Bruford: batterie
Steve Howe: guitare, choeurs
Chris Squire: Basse, choeurs
Rick Wakeman: claviers
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Comment surprendre et aller encore plus loin musicalement que les deux albums précédents « The Yes Album » et « Fragile »? La réponse arriva le 13 septembre 1972 avec la sortie de « Close To The Edge » la cinquième réalisation de la formation britannique Yes. On est tout de suite séduit par l'esthétique de l'objet avec ce beau dégradé de vert, et surtout, le nouveau logo du groupe qui sera repris sur tous les autres disques des années 70; du très bon travail réalisé par le talentueux Roger Dean. En parlant d'esthétisme, il faut bien comprendre que la musique de Yes repose sur une philosophie mélangeant la musique, des paroles étranges et abstraites faisant plus office d'instrument mélodique que de messager, un visuel et surtout une émotion. C'est à l'auditeur d'assimiler tous ces éléments et d'en retirer une vision harmonieuse qui pourra le faire voyager dans des univers inexplorés. Cet album « Close To The Edge » et ses trois titres vous propose ce voyage...
Musicalement la musique de Yes a subi une évolution. Elle se rapproche beaucoup plus de la musique classique, plus précisément Stravinsky ( C'est fou ce que le compositeur a pu influencer comme musiciens rock... ), notamment grâce aux claviers majestueux de Rick Wakeman, qui savent aussi se faire discret lorsque cela s'impose. D'ailleurs le titre éponyme du disque pourrait s'apparenter à une mini-symphonie -le morceaux avoisinant les vingt minutes- tant par sa construction que par sa sonorité grandiloquente, une vraie symphonie rock. Les musiciens sont tous exceptionnels: Steve Howe nous bluffe encore par son jeu si identifiable; Chris Squire par ses rythmiques nous prouve encore qu'il reste l'un des meilleurs bassistes du rock et influença pas mal de monde ( Notamment Steve Harris d'Iron Maiden ); Bill Bruford avec son magnifique jeu de batterie arrive autant à groover qu'à rocker; Le seigneur des claviers Rick Wakeman prouve encore sa virtuosité sur ses touches noires et blanches; Et enfin, Jon Anderson avec sa voix d'ange païen ( Bien qu'elle manque parfois de puissance ) fini d'enjoliver la musique du groupe.
LA MUSIQUE:
Close To The Edge: Ça démarre tout doucement, par des sons de la nature. Tout s'intensifie... et enfin la tempête explose. Steve Howe, le guitariste, improvise un solo aux sonorités bien agressives le tout dans une espèce de cacophonie savamment orchestrée ( Même si... un peu bordélique ). Ensuite, le thème arrive pour apaiser le feu tranchant de la guitare et le premier couplet peut démarrer. Rythmiquement difficile, les passages où le chant est présent sont assez rock et entraînants. Au milieu du titre le climat se fait beaucoup plus calme avec un break qui va nous permettre d'apprécier les choeurs de Yes, car ce groupe a une chance: celle d'avoir des musiciens qui ont des voix qui se subliment les unes aux autres. L'orgue délicieusement baroque de Rick Wakeman va prendre le relais pour une transition dans le plus pure esprit de Jean-Sebastian Bach pour, finalement, se changer, après un petit passage rythmique avec les autres instruments, en un superbe solo au style que je trouve assez proche du jazz-rock. Pour le final, on revient au chant pour une apothéose orgasmique et cosmique. Un véritable chef d'oeuvre de la musique du 20ème siècle...
And You And I: Dans sa première partie, ce titre reste musicalement très folk avec une guitare qui gère bien l'espace qui lui est réservée. Ensuite le traitement sera plus symphonique pour faire monter l'adrénaline des pauvres petits auditeurs que nous sommes. Retour à la guitare folk, puis au symphonique... Ces différences d'ambiances dans le même morceaux permettent de mesurer à quel point les partitions de Yes restent des merveilles de finesse et de composition.
Siberian Khatru: Le titre le plus court du disque! ( Quand même neuf minutes )... Et musicalement le plus abordable car sa « simplicité » ne réclame pas le même effort à l'auditeur que pour les deux autres morceaux précédents et c'est pourquoi on se surprend à l'écouter plus souvent. Cela reste tout de même un excellent morceau qui permet de clôturer le disque par un rythme plus enjoué, plus rock et de pouvoir crier: « On en veut encore !!! Yeeees !!!».
Voici le titre "And You And I" live en 1973:
05 février 2009
ERIK SATIE "SPORTS ET DIVERTISSEMENTS"
Pour les critiques et les musicologues, « sports et divertissements » pour piano, est généralement considéré comme l’une des œuvres les plus importantes du génial compositeur français Erik Satie. Le côté iconoclaste et surréaliste de ce recueil a développé énormément de possibilités musicales en France et a notamment influencé la musique de plus jeunes compositeurs comme Claude Debussy ou Maurice Ravel.
Pour la petite histoire, le projet de sports et divertissements a été conçu par un éditeur de musique Lucien Vogel qui avait besoin d’un compositeur qui puisse composer des titres pour accompagner de petites illustrations de sports et d’activités sociales par Charles Martin. L’éditeur a tout d’abord proposé le projet à Stravinsky, mais ce dernier refusa à cause, selon lui, du salaire trop bas. Donc Vogel s’adressa à Satie qui lui, se mit en rage, parce que le salaire était « trop haut ». Erik Satie, qui était un excentrique, a été insulté par son prix exorbitant parce qu’il l’a vu comme un compromis sur ces idéaux artistiques. Vogel baissa son offre et trouva donc enfin son compositeur.
Illustration de Charles Martin pour les sports et divertissements
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Satie se mit au travail équipé des dessins de Charles Martin vers mars 1914 et termina l’œuvre avant la fin mai ce qui, vu la qualité des morceaux reste un exploit d’autant que durant cette période, selon quelques comptes rendus, il passait la plupart de son temps dans un petit café bon marché qui s’appelait Tulard. Il restait là, assit à une table pendant une journée fumer et discuter avec des amis. Tout fut donc terminé en cette fin de mai 1914. Malheureusement, à cause de la première guerre mondiale, la publication de Sports et divertissements avait été retardée de onze ans.
Les morceaux de sports et divertissements sont assez courts- environ une minute –et on peut voir que Satie a mit l’accent sur a brièveté, le pouvoir évocateur et l’humour de sa musique. Le compositeur a passé beaucoup de temps à simplifier et réduire ses compositions pour contrebalancer la lourdeur, les orchestrations élaborées et les mélodies complexes qui étaient très populaire en France. Pour correspondre avec cette révolte artistique, Satie a expérimenté avec des structures peu traditionnelles qui font que ses compositions semblent ne pas être très cohérentes et peuvent être difficiles d’accès au public à cause des harmonies et des tonalités peu conventionnelles. Mais si on prend le temps d’écouter, on comprend la logique de chaque titre et le paysage qu’ils décrivent : par exemple, dans « le bain de mer », les arpèges dissonants des premières mesures évoquent très facilement la turbulence de la mer, et il en est ainsi pour la quasi totalité des petites piécettes. Malgré l’aspect musical peu évident pour les gens non habitués à ces tonalités, les morceaux gardent tout de même un côté poétique. Et cela est renforcé par des petits commentaires charmants ou humoristiques qui devaient être récités entre les titres. Exemple avec « le golf » :
« Le colonel est vêtu de « scotch tweed » d’un vert violent
Il sera victorieux
Son « caddie » le suit portant les « bags ».
Les nuages sont étonnés.
Les « holes » sont tout tremblants :
Le colonel est là !
Le voici qui assure le coup :
Son « club » en éclat ! »
Au final, Sports et divertissements est une œuvre passionnante qui ne peut que ravir les amoureux de musique…
Voici ce fameux recueil en deux vidéos illustré avec des images correspondantes :
28 janvier 2009
JAMIROQUAI "EMERGENCY ON PLANET EARTH"
1.When You Gonna Learn
2.Too Young To Die
3.Hooked Up
4.If I Like It, I Do It
5.Music Of The Mind
6.Emergency On Planet Earth
7.Whatever It Is, I Just Can't Stop
8.Blow Your Mind
9.Revolution 1993
10.Didgin' Out
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Date de sortie: 1993
Production: Jay K., Toby Smith, Mike Nielsen,
Prise de son: Mike Nielsen, Mark McGuire
Pochette: James Marsh
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JAMIROQUAI:
Jay K.: chant
Toby Smith: claviers
Stuart Zender: basse
Nick Van Geider: batterie
Glenn Nightingale: guitare
Simon Bartholomew: guitare
Kofi Kari Kari: percussions
Maurizio Ravalio: percusions
Wallis Buchanan: Yiddaki (Didjeridoo)
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Une critique sur un album de Jamiroquai??? Mais qu'est-ce que tu nous fais là??? Hé, hé, hé... avant tout, il faut savoir qu'il fut un temps où Jamiroquai était un groupe et ne se résumait pas à une individualité, en la personne de Jay Kay, le chanteur. A ses débuts, la formation proposait un funk/acid-jazz de très grande qualité musicale digne des grandes années de Stevie Wonder. Les deux premiers albums, « Emergency On Planet Earth » et « The Return Of The Space Cowboy », sont des perles de groove spatial. Mais intéressons-nous au premier opus qui révéla Jamiroquai au grand public grâce à deux titres qui cartonnèrent en version single: « Too Young To Die » et « When You Gonna Learn ». Musicalement, on frise la perfection: la rythmique est impeccable avec l'intervention d'un bassiste exceptionnel nommé Stuart Zender qui délivre un jeu tantôt groovy avec un son bien moelleux, tantôt funky avec une très bonne technique au slapping (Technique de basse consistant a faire claquer les cordes... ). Jay K. a une voix qui colle bien à l'ensemble et est crédité sur toutes les chansons, notamment comme paroliers. Les textes traitent généralement du même sujet: la cruauté envers les animaux, l'écologie, le respect, etc... D'ailleurs on pourrait presque parler de militantisme. L'autre élément très important de la formation est Toby Smith qui participe à l'écriture des morceaux (Musique), à la production et maîtrise de main de maître ses claviers seventies; un véritable artiste! Tous ces éléments réunis donnent au final un superbe disque qui sera suivi un an plus tard par un autre magnifique opus. Malheureusement la tête de Jay K. enflera beaucoup trop (même cachée par son étrange couvre-chef), à cause sans doute du succès et s'appropria le contrôle total de Jamiroquai. D'ailleurs, la majorité des gens parle de Jamiroquai et non de Jay Kay. C'est donc à partir du troisième disque que tout commença à foutre le camp (à part le succès qui s'amplifia au détriment de la qualité mais c'est courant en musique) et que le pseudo groupe (sans Zender et Smith qui, si je ne me trompe pas, quittèrent la formation après ce troisième album) nous gratifia d'une mélasse disco-funk faite pour les dance-floors et son microcosme. Le leader allait même renier ses idéaux puisque faire des courses du Gumball au volant de sa Lamborghini lui sembla être, au final, plus important que la cause écologiste qui l'avait fait connaître. Comme quoi, on s'embourgeoise rapidement...
LA MUSIQUE:
« When You Gonna Learn »: un hit imparable avec ses passages lumineux au Didjeridoo! Le clip avait marqué les esprits avec des images d'expériences menées sur des animaux (des singes).
« Too Young To Die »: le premier single de Jamiroquai a eu un succès phénoménale grâce à la mélodie entêtante du refrain.
« Hooked Up »: avec son rythme très typé seventies, ce morceau reste malgré tout de qualité assez moyenne. C'est dommage car il y avait matière à mieux faire...
« If I Like It, I Do It »: cela change du titre précédent! Ici, le travail des musiciens en terme de groove est de haut niveau, la ligne de basse est complexe (c'est pas du punk!), et en plus on a le droit à un bon solo de guitare...
« Music Of The Mind »: il s'agit d'un morceau instrumental incroyable! On peut décomposer le titre en trois partie bien distinctes: le premier passage au rythme plutôt lent est dans la veine de ce qu'on a entendu auparavant, puis tout s'accélère pour laisser la place à un petit solo de trompette. La dernière partie tombe dans un excellent jazz qui clôture de bien belle manière l'un des chefs d'oeuvre de ce disque.
« Emergency On Planet Earth »: sacré performance de Stuart Zender à la basse, son jeu rythmique en slap n'a rien à envier à Marcus Miller. La guitare avec sa pédale Wha-wha apporte aussi beaucoup au groove funk de ce très bon titre.
« Whatever It Is, I Just Can't Stop »: à l'image de « Hooked Up » ce morceau est assez moyen. On a plus l'impression d'avoir à faire à une transition pour l'autre chef d'oeuvre à venir...
« Blow Your Mind »: aïe, aïe, aïe... ça c'est du groove!!! Terriblement efficace et bien construit, le riff de basse (Encore elle! Cet instrument est un moteur essentiel dans Jamiroquai) est bien construit et donne envie de bouger. La version single de ce morceau est amputé de la deuxième partie instrumentale et c'est à regretter car certains ne connaissent pas le bonheur de cette rythmique qui demeure un des sommets du groupe.
« Revolution 1993 »: dix minutes de « retour vers le futur », car là, on est en plein dans le funk du début des années soixante-dix avec des cuivres qui s'époumonent, une basse ronflante et une batterie qui ne compte plus ses coups. Le petit solo de flûte, et puis plus tard celui de la trompette, ajoutent un peu de calme dans cette tempête.
« Didgin' Out »: sur ce court titre instrumental de fin, la « parole » est donnée à Wallis Buchanan et son didjeridoo magique. Ça sonne un peu comme le générique de fin d'un album qui mérite qu'on s'attarde sur lui tant sa valeur est réel.
Au final, « Emergency On Planet Earth » est un album de funk/jacid-jazz à conseiller à tous les fans de rock qui sont allergiques à cette musique. Avec cette bande son, ils changeront d'avis...
Voici le titre "Music Of The Mind":
20 janvier 2009
ANGE "AU-DELA DU DELIRE"
1.Godevin Le Vilain
2.Les Longues Nuits D'Isaac
3.Si J'étais Le Messie
4.Ballade Pour Une Orgie
5.Exode
6.La Bataille Du Sucre
7.Fils De Lumière
8.Au-Delà Du Délire
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Date de sortie: 1974
Studios: Studio Des Dames, Paris
Pochette: Philippe Huart
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ANGE:
Francis Décamps: claviers
Christian Décamps: chant
Jean-Michel Brézovar: guitare
Daniel Haas: basse
Gérard Jelsh: batterie
Ange est sans conteste le groupe de rock français le plus populaire des années soixante-dix. Après deux premiers albums plutôt anodins, bien qu'intéressant mais singeant les productions de rock progressif anglo-saxonnes comme King Crimson ou Genesis, le groupe de Belfort sorti en 1973 « Le Cimetière Des Arlequins ». Et là, la musique d'Ange trouva une âme, une sonorité propre grâce aux claviers sanctifiés de Francis Décamps qui apportent une couleur unique. Les magnifiques textes surréalistes du frère, Christian, subliment le tout. La jeunesse française des seventies a enfin une formation rock à la mesure de leurs ambitions. Un an plus tard, les divins musiciens nous concoctent un album qui va être auréolé de succès (disque d'or): « Au-delà Du Délire ». Ici, le travail effectué sur le disque précédent est encore plus peaufiné, la musique embellie, les beaux mots, touchent à la perfection...
« Godevin Le Vilain »: après une très belle petite introduction jouée au piano et au violon, l'ambiance devient plus menaçante mais bien tempérée. Les paroles de Christian Décamps naviguent dans le surréalisme, les légendes régionales et la poésie.
« Les Longues Nuits D'Isaac »: deuxième piste excellente! Le chanteur vit pleinement le texte et se donne à fond. L'interlude joué aux claviers reste sublime avec une ambiance irréelle.
« Si J'étais Le Messie »: ce morceau repose essentiellement sur les paroles humoristiques et ironiques de Christian même si la musique demeure de grande qualité. C'est avec ce genre de titre qu'on se rend compte du côté très théâtral d'Ange car le texte est joué plutôt que chanté. Cette « chanson » raconte la stupidité dont peut faire preuve l'humanité.
« Ballade Pour Une Orgie »: de très beaux arpèges de guitare pour un morceau génial et très drôle parlant des petits jeux libertins dont pouvait se régaler la noblesse orgiaque.
« Exode »: Jean-Michel Brézovar se fend, après l'accélération du tempo au milieu du titre, d'un très bon solo de guitare. D'ailleurs, le jeu du musicien n'a rien à envier à celui de Steve Hackett du Genesis de l'époque. Encore un bon morceau... décidément, il n'y a rien à jeter sur cet album.
« La Bataille Du Sucre »: le texte raconte un monde où il n'y a plus de sucre ni, plus tard... de sel! Encore des paroles surréalistes du poète Christian Décamps très bien servis par la musique pleine d'ambiances différentes, tantôt nostalgiques, tantôt angoissantes, mais toujours de haut niveau. J'affectionne particulièrement cette piste pour sa grande qualité proche des grands groupes de rock progressif britanniques.
« Fils De Lumière »: une chanson au rythme bien pêchu et entraînant qui relance la machine avant la dernière piste de ce magnifique disque.
« Au-delà Du Délire »: Et quelle dernière piste! Longue de neuf minutes, tout y est génial: les paroles, la musiques, le solo de guitare, etc... Rien à redire! Chef d'oeuvre!
L'épique « Au-delà Du Délire » fait parti des sommets de créativité du groupe, tout comme d'ailleurs les deux autres albums qui suivront et dont je ferais aussi des notes très prochainement sur ce blog...
Voici le morceau « Au-delà Du Délire » en live lors de l'année 1977:
13 janvier 2009
THE SMASHING PUMPKINS "MELLON COLLIE AND THE INFINITE SADNESS"
CD 1:
1.Mellon Collie And The Infinite Sadness
2.Tonight, Tonight
3.Jellybelly
4.Zero
5.Here Is No Why
6.Bullet With Butterfly Wings
7.To Forgive
8.An Ode To No One
9.Love
10.Cupid De Locke
11.Galapogos
12.Muzzle
13.Porcelina Of The Vast Oceans
14.Take Me Down
CD2:
1.Where Boys Fear To Tread
2.Bodies
3.Thirty-Three
4.In The Arms Of Sleep
5.1979
6.Tales Of A Scorched Earth
7.Thru The Eyes Of Ruby
8.Stumbleine
9.x.y.u.
10.We Only Come Out At Night
11.Beautiful
12.Lily (my one and only)
13.By Starlight
14.Farewell And Goodnight
Date de sortie: 1995
Producteurs: Flood, Alan Moulder & Billy Corgan
Enregistrement: Alan Moulder, Flood, Chris Shepard, James Iha & Billy Corgan
Studios: Bugg Studios, The Village, Chicago Recording Compagny
Pochette: John Craig
THE SMASHING PUMPKINS:
Billy Corgan: chant/guitare
James Iha: guitare
D'Arcy: basse
Jimmy Chamberlin: batterie
Il y a des disques, comme ça, quand ils sortent, on se dit que c'est des bons albums, très bons même, mais sans plus. Par contre, il suffit que le temps passe et on s'aperçoit bien vite de la valeur incroyable de l'objet qui à l'époque nous avait tant enthousiasmé. C'est sans doute ainsi que naissent les chefs d'oeuvres du rock, avec le temps. C'est le cas avec « Mellon Collie And The Infinite Sadness ». Le leader charismatique, Billy Corgan, a fait un sacré bon travail en composant la grande majorité des titres à part deux, « Farewell And Goodnight » signé en collaboration avec James Iha et « Take Me Down » écrit entièrement par Iha. En plus, il s'agit d'un double album, soit en tout 28 morceaux et pratiquement tous de très bonne qualité. Surtout c'est avec cet opus que le groupe s'est enfin libéré de la case grunge dans laquelle on l'avait enfermé à tord. Parce que les Smashing Pumpkins n'ont musicalement pas grand chose à voir avec les musiciens aux cheveux longs et gras de Seattle. La preuve en est avec ce disque merveilleux à l'image de la pochette: on navigue sans cesse entre des titres mélancoliques ou très rock. Avec cet enregistrement, le groupe s'imposa à l'époque comme le plus grand groupe de rock en activité et à titre personnel, je pense que « Mellon Collie And The Infinite Sadness » est probablement L'Album Rock de la décennie 90...
Mellon Collie And The Infinite Sadness: une très belle intro au piano à laquel vient se joindre différent instruments comme un mellotron et des cordes. Ce qui donne à ce titre un côté très seventies...
Tonight, Tonight: un hit de ce disque! De beaux arpèges à la guitare suivent une introduction aux sonorités assez symphonique. Le refrain est immédiatement identifiable, la tonalité plaisante, un très bon boulot au niveau de la production,... bref, une superbe chanson.
Jellybelly: du rock pur jus avec même un riff proche des groupes de metal. Comme toujours avec les Smashing Pumpkins la chanson est remplie de différentes pistes venant grossir, apporter de la puissance.
Zero: un morceau court avec un riff de guitare intéressant et entêtant assez proche du grunge.
Here Is No Why: un riff de guitare tout simplement génial! Simple et génial! Le reste c'est du 100% Smashing Pumpkins.
Bullet With Butterfly Wings: si je ne me trompe pas il s'agit du premier single de l'album à être sorti. Les basses sont très présentes dans les couplets pour préparer à l'explosion des refrains. Là aussi de nombreuses pistes de guitares sont ajoutées pour venir apporter un plus à une tonalité banale dans ce style mais l'efficacité est redoutable. Un vrai classique du rock...
To Forgive: une « ballade » sympathique mais sans grande originalité qu'on peut même trouver trop longue malgré ses quatre minutes dix-sept.
An Ode To No One: encore du bon gros rock qui décape dans pur style du groupe.
Love: la sonorité de l'ensemble est plaisante et rappelle un peu du Nine Inch Nails, autre groupe très à la mode à cette époque.
Cupid De Locke: c'est une petite merveille à la sonorité féerique qui vient, comme d'autres pièces dans ce disque, enchanter l'auditeur avec des mélodies presque enfantines.
Galapogos: très bon morceau, l'arpège de guitare est sublime. On voudrait que l'intro dure des heures...
Muzzle: bien rock, bien Smashing Pumpkins... donc: très bonne piste rock où la mélodie provient du chant pour couvrir la rythmique au sonorité brouillonne et grunge.
Porcelina Of The Vast Oceans: un petit chef d'oeuvre celui-là! Il s'agit du morceau le plus long de l'album puisque il dure neuf minutes trente. Le milieu est très rock, toujours dans la veine des chansons du groupe, mais avec au début et à la fin de superbes ambiances sont présentes comme les parties de synthétiseur.
Take Me down: pour terminer ce premier disque, nous avons droit à une belle petite comptine signé par le guitariste James Iha.
Where Boys Fear To Tread: la deuxième partie de cet album commence de belle manière avec un riff assez lourd et pesant qui n'est pas sans faire penser au titre Zero.
Bodies: musicalement il s'agit de la suite du morceau précédent et, là encore, c'est du tout bon.
Thirty-Three: sur ce deuxième disque les sonorités se font un peu plus aventureuses. C'est d'ailleurs comme ça que le groupe avait envisagé le projet « Mellon Collie And The Infinite Sadness ». Tempo moyen pour une très jolie chanson...
In The Arms Of Sleep: un morceau acoustique de très bonne facture.
1979: encore un hit pour ce disque! Et là c'est vraiment du haut niveau. Ce disque et plus particulièrement cette chanson restent la bande-son de mon adolescence parce qu' elles ont accompagné ce moment si important de la vie de chacun qu'est le passage à l'âge adulte.
Tales Of A Scorched Earth: après la merveille « 1979 », un peu de bourrinage avec ce titre sans grande finesse.
Thru The Eyes Of Ruby: un peu dans le même style que « Porcelina Of The Vast Oceans »... Donc bien construit, de bonne qualité, etc...
Stumbleine: une petite chanson où Billy Corgan chante juste avec une guitare acoustique... et on peut dire que le résultat est bien sympathique.
x.y.u.: un titre très étrange car flirtant sans cesse avec l'esthétique grunge dont le groupe voulait s'affranchir. Je trouve que le résultat reste décevant sur cette plage.
We Only Come Out At Night: Billy Corgan est un grand fan du Pink Floyd de Syd Barrett et ce titre à quelque chose qui se rapproche des compositions de l'ancien leader de la formation britannique.
Beautiful: alors là on est pas du tout, mais alors pas du tout dans le style des Pumpkins... et c'est tant mieux! Beaucoup de trouvailles et de sonorités qui laissent à penser que le groupe a sacrément bossé en studio. Un très bon morceau!
Lily (My One And Only): décidément, ces derniers titres sont vraiment surprenants et valent à eux seuls l'acquisition de l'album car ils sont musicalement, presque opposés aux chansons traditionnelles du groupe. Comme si Billy Corgan avait voulu nous démontrer que son talent ne se résumait pas à de gros riffs... on le croit volontiers maintenant.
By Starlight: Idem que le titre précédent!
Farewell And Goodnight: les Smashing Pumpkins nous quittent sur un vrai chef d'oeuvre dans le même style que « Take Me Down » mais en cent fois mieux. « Goodnight, my love, to every hour in every day. Goodnight, always, to all that's pure that's in your heart... »
Voici le clip du titre "1979":
09 janvier 2009
PINK FLOYD "SOUNDTRACK FROM THE FILM MORE"
1.Cirrus Minor
2.The Nile Song
3.Crying Song
4.Up The Khyber
5.Green Is The Colour
6.Cymbaline
7.Party Sequence
8.Main Theme
9.Ibiza Bar
10.More Blues
11.Quicksilver
12.A Spanish Piece
13.Dramatic Theme
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Date de sortie : 27 juillet 1969
Production : Pink Floyd
Studios : Pye Studios, Londres
Pochette : Hipgnosis
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PINK FLOYD :
David Gilmour : guitare/chant
Roger Waters : basse/chant
Nick Mason : batterie
Rick Wright : claviers
Malgré le très bon « A saucerful Of Secrets » sorti un an plus tôt, le groupe a besoin de jouer. Il a aussi besoin d’argent. C’est alors que le réalisateur Barbet Schroeder décida de faire appel au groupe pour la bande son de son nouveau film intitulé « More ». Le long métrage suit les aventures d’une jeune princesse droguée, jouée par Mimsey Farmer, qui attire dans son monde ensoleillé de fêtes sur les plages méditerranéennes l’allemand Klaus Grunberg, jeune homme errant sans but dans la vie. La musique de « More » est infiniment meilleure que le film, vraiment mauvais. Heureusement la destiné du groupe ne reposait pas uniquement sur le succès critique et publique du film. Les nouveaux titres furent incorporés aux concerts du groupe c’est pour cela qu’on qualifier « More » comme un album à part entière, même si le temps de la réalisation fut moindre que pour un album plus classique. Ce disque reste assez anecdotique dans la carrière de Pink Floyd…
Cirrus Minor : une petite pièce douce et planante qui sera la marque de fabrique du groupe pour les vingt prochaines années.
The Nile Song : une composition originale et très peu typique du style floydien plus habitué aux ambiances cool et planante. C’est dur pur rock avec un chant assez agressif de David Gilmour.
Crying Song : une pièce acoustique douce basée sur les claviers de Rick Wright qui contraste réellement avec la piste précédente.
Up The Khyber : un morceau plus que moyen sur des accords jazzy.
Green Is The Colour : une chanson là aussi acoustique avec un mix qui noie trop la voix de Gilmour.
Cymbeline : un splendide titre ! Le refrain avec sa mélodie entêtante demeure du sacré bon boulot. Du sacré bon boulot signé Roger Waters entre parenthèse.
The Party Sequence : petit interlude joué aux percussions.
Main Theme : un petit bijou malheureusement trop peu connu.
Ibiza Bar : Une courte variation du thème de la chanson The Nile Song. Malheureusement, ça sent un peu trop le titre fait à la hâte.
More Blues / Quicksilver : Cela démarre comme un blues traditionnel mais se mue rapidement en un trip avant-gardiste et dissonant.
Spanish Piece : la guitare flamenco à la manière de Gilmour : intéressant !!!
Dramatic Theme : un titre beaucoup plus dans la veine du Floyd mais qui ne convainc malheureusement pas totalement comme cet album qui, même si il reste d’assez bonne qualité, ne rivalise pas avec les autres productions du groups britannique.
Voici une vidéo de "Cymbaline" en live datant de 1969:
07 janvier 2009
CAMEL "MIRAGE"
1.Freefall
2.Supertwister
3.Nimrodel/The Procession /The White Rider
4.Earthrise
5.Lady Fantasy
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Date de sortie: 1 mars 1974
Production: David Hitchcock
Prise de son : Howard Kilgour & Bill Price
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Camel:
Andrew Latimer : guitare, flûte, chant
Peter Bardens : claviers
Doug Fergusson : basse, chant
Andy Ward : batterie
Dans les seventies, le mouvement progressif était à son apogée, porté par les grosses machines comme Pink Floyd, Yes, Genesis, ELP mais des groupes moins renommés eurent aussi leur heure de gloire, mais furent bien vite retombé dans l'oubli. Camel est un de ceux-là, et c'est vraiment injuste que le groupe n'eut pas connu une meilleur destinée. Car leur album Mirage datant de 1974 est vraiment une bombe. Le son est certes assez daté mais les mélodies, les solos et les ambiances sont dignes des plus grands chefs d'oeuvres du progressif. La pochette, immédiatement identifiable car reprenant le design des paquets de cigarettes du même nom.
Freefall ouvre le bal de bien belle manière avec un rythme entraînant et un riff très bien ficelé qui reste bien dans l'énergie rock. Le deuxième morceau, Supertwister est un instrumental au thème principal joué à la flûte par le guitariste Andrew Latimer. Le tout sonne assez proche du jazz. La longue suite qui suit, Nimrodel, nous prouve que la formation britannique est sacrément doué en ce qui concerne le sens du rythme et de la mélodie, un feeling hors pairs, ainsi qu'une parfaite mise en ambiance avec notamment l'arpège au début du morceau. Earthrise nous donne un super titre qu'on peut décomposer en deux partie: une avec un thème sur un tempo moyen qui est assez intéressant, et la partie accélérée que je trouve tout simplement géniale avec un bon solo de guitare (un de plus car ils sont légions sur ce superbe opus). Lady Fantasy, la dernière piste du disque, reste un peu l'hymne de Camel. Un hymne sacrément bien foutu alors, parce que là on touche la perfection. Douze minutes de pur bonheur aux frontières de plusieurs styles... la très grande classe. Ce "Mirage", qui n'en est pas un, fait sans aucun doute parti des chefs d'oeuvres du rock progressif des années soixante-dix à classer à côté des meilleurs albums de Yes, Genesis ou même Pink Floyd.
Voici une vidéo en deux parties du titre Lady Fantasy live 1976:




























